[cmi-marseille] La police à l'heure des cyberindics

Fab fab2mars at no-log.org
Jeu 14 Juin 08:23:53 UTC 2007


La police à l'heure des cyberindics
CHRISTOPHE CORNEVIN.
 Publié le 14 juin 2007
http://www.lefigaro.fr/france/20070614.FIG000000075_la_police_a_l_heure_des_cyberindics.html


<BR/>Installés au siège de la police judiciaire, les enquêteurs du nouveau
portail étudieront les dénonciations des particuliers confrontés, entre
autres, aux pirates bancaires ou aux pédo-pornographes du Web.

Installés au siège de la police judiciaire, les enquêteurs du nouveau
portail étudieront les dénonciations des particuliers confrontés, entre
autres, aux pirates bancaires ou aux pédo-pornographes du Web.


<BR/>Installés au siège de la police judiciaire, les enquêteurs du nouveau
portail étudieront les dénonciations des particuliers confrontés, entre
autres, aux pirates bancaires ou aux pédo-pornographes du Web.<BR/>
Zoom +

Installés au siège de la police judiciaire, les enquêteurs du nouveau
portail étudieront les dénonciations des particuliers confrontés, entre
autres, aux pirates bancaires ou aux pédo-pornographes du Web.
Bouchon/Le Figaro

Via la Toile, chacun peut dénoncer crimes et délits. Les 70 policiers
enquêteurs auront pour mission de démêler la vraie dénonciation de la
fausse.

VINGT-HUIT millions d'internautes, vingt-huit millions de cyberindics
potentiels... Nouvelle étape dans la traque des criminels : policiers et
gendarmes ont décidé de développer un portail virtuel inédit pour
recueillir les dénonciations des particuliers confrontés, en pianotant sur
leurs ordinateurs, aux adeptes du hacking, aux pirates bancaires, aux
trafiquants d'armes ou de drogues ou, coeur de cible, aux
pédo-pornographes du Web... « Jusqu'alors, des internautes signalaient
parfois au même moment et à différents endroits du territoire des faits
similaires à un commissariat ou une brigade de gendarmerie, remarque le
commissaire divisionnaire Christian Aghroum, patron de l'Office central de
lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de
la communication (OCLCTIC). Les enquêtes étaient donc doublonnées à la
source... »

Pour démasquer les « cybercriminels », en dévoilant leurs techniques,
l'OCLCTIC rode un guichet de dénonciations électroniques
(internet-mineurs.gouv.fr). Entre septembre et mars dernier, sans
qu'aucune publicité n'ait été effectuée, ce portail a recueilli près de...
4 000 « signalements ».

Une démarche civique

« Ils peuvent être anonymes », rassure d'emblée le commissaire Aghroum. Un
tiers des informations se sont révélées inexploitables. Mais 2 100
signalements dénoncent la diffusion d'images ou des vidéos
pédo-pornographiques, 208 des provocations à la haine raciale, 82 des
injures xénophobes. Le reste dévoile de façon encore trop parcellaire des
trafics d'armes, d'animaux, des provocations au suicide ou encore de
douteux jeux de hasard... Autant de thèmes sous-estimés qui, ajoutés à
d'éventuels propos terroristes diffusés dans des « chats » ou encore des
recettes de bombes sur Internet, seront désormais traités par un «
super-guichet unique ».

Baptisé « plateforme de signalements de contenus illicites sur Internet »,
il devrait tourner à plein régime dès décembre. Installés sur une
plate-forme située au siège de la direction centrale de la police
judiciaire à Nanterre, les « cyberenquêteurs » - qui vont passer de 45 à
70 - ont été spécialement formés pour vérifier la réalité des signalements
et les qualifier juridiquement afin d'éviter tout vice de procédure. Par
ailleurs, des policiers et gendarmes « N'tech » peuvent voir en quelques
clics si le signalement n'a pas déjà été effectué dans le passé ou n'a pas
été traité par un commissariat ou une brigade de province. Ensuite, ils
poussent leurs investigations sur les sites pour retrouver les adresses
électroniques et localiser le suspect.

Ce dernier, retranché derrière son écran, se croit souvent intouchable. À
tort : 124 enquêtes émanant des premières dénonciations électroniques sont
actuellement menées à travers la France. Pas moins de 109 autres « tuyaux
» ont, en outre, fait l'objet de télégrammes transmis à Interpol. Agissant
sur la base d'une information internaute dénonçant un portail raciste
anti-Blancs, les policiers ont localisé - via son adresse IP et ses logs
de connexion -, puis interpellé un jeune internaute en région parisienne.
L'examen technique de son site a permis de découvrir qu'il vendait en
ligne de la résine de cannabis, des pistolets Beretta ainsi que des armes
automatiques...

« Grâce à ce portail, nous aurons une vision précise des nouvelles
tendances criminelles, note-t-on à la DCPJ. Chez les internautes, on
discute beaucoup, on signale les bons comme les mauvais coups. Ceux qui
nous informent le font pour éviter que trop de cochonneries traînent sur
la Toile et pervertissent leurs enfants ou leurs voisins... » Loin d'être
un ultime avatar du Big Brother orwellien, ce portail du crime en ligne
entend donc répondre à une démarche avant tout civique.


Plus d'informations sur la liste de diffusion cmi-marseille