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Mon Jun 15 13:59:08 PDT 2009
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Date : Monday, Jun 15 2009, 10:59pm
Action : Edit Story 17530 Performed by ImcNantes
Reason : validation
Link: http://nantes.indymedia.org/article/17530
--- Story 17530 ---
Title : Appel : Avec Pôle emploi, une nouvelle machine à précariser est lancée, mettons-là en crise !
Subtitle :
Topic : Exclusion/précarité/chômage
Region : Global
Type : Valide
Language : Francais (fr)
Author : CIP-idf
Organisation :
Email :
Phone :
Address :
Related Link : http://www.cip-idf.org/
Time Posted : Saturday, Jun 13 2009, 12:15pm
--- Summary ---
Cette institution chargée du contrôle des chômeurs, précaires et intermittents met en uvre l « offre raisonnable demploi » et le RSA dans un contexte dexplosion du chômage.<br />
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Comme dautres collectifs, la coordination des intermittents et précaires (idf) intervient dans les Pôle emploi depuis leur création pour en refuser le fonctionnement, obtenir lannulation dindus et de radiations.<br />
<br />
La proposition qui suit est adressée à divers collectifs existants dans lhexagone et à tous les intéressés. Quelques éléments dune « plate-forme revendicative » sont ici provisoirement exprimés, mais ils reviendra aux mobilisations à venir de définir leurs objectifs.<br />
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Lessentiel nous semble aujourdhui de partager un pari et dagir en conséquence : face à la restructuration en cours, le chaotique lancement de cette machine à précariser quest Pôle emploi est une occasion à saisir pour rompre avec latomisation, pour contribuer de manière décisive à lauto-organisation des précaires, tisser du lyannaj et fabriquer des solidarités.
--- Content ---
Ni contrôle social des précaires,<br />
ni emplois forcés<br />
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FAISONS PLOYER PÔLE EMPLOI !<br />
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En 1997/98 des collectifs de chômeurs et de précaires avaient envahi des centaines dagences ANPE et Assedic pendant plusieurs semaines. « Nous ne voulons pas dune société dassistance mais une société fondée sur le travail », leur répondait alors Jospin en envoyant les flics, sonnant ainsi le clairon dune offensive travailliste de longue durée dont nous subissons encore aujourdhui les effets. Depuis, seuls un puissant mouvement dintermittents et de précaires et le mouvement des recalculés de lUnedic ont su mettre des bâtons dans les roues de lentente programmée entre le MEDEF, la CFDT et le gouvernement. « Ce que nous défendons nous le défendons pour tous » ! clamaient les intermittents et précaires en exigeant une indemnité pour chaque jour chômé au moins égale au SMIC-jour.<br />
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Aujourdhui, on nous refourgue sans complexe « la valeur travail » à coups de « retroussage de manches » et de « travailler plus pour gagner plus », de RSA et d« offre raisonnable demploi », comme un nouvel esclavage déguisé, pendant que Christian Charpy, le directeur général de Pôle Emploi, bénéficie dune hausse de salaire de 20 %, à 275.000 euros par an en 2009, et que tant dautres se remplissent les poches avec des milliards. Ils nous voudraient soumis, pire, motivés pour leurs emplois de merde, isolés dans la lutte de chacun contre tous, dans le suivi individualisé, lévaluation des compétences, le PPAE (plan personnel daccès à lemploi), dans le « coaching » de notre employabilité.<br />
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Le Pôle Emploi, résultat de la fusion chaotique de lANPE et des Assedic, est au bord du collapse, les CAF ne savent plus où donner de la tête, les services sociaux sombrent devant lafflux des surendettés, des menacés dexpulsion, des mal-logés ou pas logés du tout, des mal-soignés faute daccès aux droits les plus élémentaires... Des milliers de sans-papiers sont condamnés à se planquer, vivotant entre des boulots sous-payés et des solidarités condamnées par le gouvernement... Mais peu importe, il faut faire tourner la machine, malgré les centaines de milliers de nouveaux chômeurs, culpabiliser, radier, trafiquer les chiffres du chômage, mener une politique de peur et de flicage. On nous parle dun nouveau cycle de crise du capitalisme, on nous dit que ça va passer, quil suffit de moraliser la spéculation financière, quil nous faut de toute façon des bons patrons capitalistes pour fournir du boulot aux prolétaires sur le dos desquels ils vivent. Quil faut devenir entrepr
enant, voire auto-entrepreneurs.<br />
<br />
« Nous ne paierons pas leur crise », partout cette phrase résonne depuis lhiver. Partout des solidarités sinventent dans le refus du capitalisme, la lutte contre un néolibéralisme mondial qui entend dicter et guider nos conduites. Pour répondre à cela et faire taire la contestation, lÉtat criminalise les révoltes et les mouvements sociaux. On nous veux craintifs, serviles et obéissants et surtout pas critiques, solidaires et inventifs. Les journées de grève et de manifestation trimestrielles ne parviendront pas à nous endormir. Les centrales syndicales « représentatives » (du gouvernement) ny pourront rien.<br />
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Depuis cet hiver, une série dautoréductions dans les supermarchés, des séquestrations de pédégés et managers dentreprises, le mouvement de protestation dans les universités, le mouvement victorieux en Guadeloupe ont montré quil était possible de prendre ses affaires en main.<br />
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En occupant les Pôle emploi, les CAF, les CCAS, les maisons vides, en refusant collectivement de payer nos dettes, en luttant aux cotés des sans-papiers, en sopposant aux rafles, en organisant des autoréductions, en assurant notre subsistance sans nous soumettre à leurs emplois, nous pouvons ensemble porter des coups à leur monde, établir des liens, respirer.<br />
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Si on vous sucre vos allocs, si on vous menace de radiation, si on vous impose des stages ou des formations idiotes, des emplois de merde, si on veut vous virer de votre logement, si vous refusez cet ordre social, rejoignez les collectifs de chômeurs, de précaires, de mal-logés, détudiants, de salariés insoumis, de sans papiers.<br />
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Les salariés du Pôle qui refusent la logique que lon veut leur faire servir peuvent, avec les précaires en lutte, imposer que leur fonction soit radicalement remise en cause, au quotidien, et en exigeant que leur tâche prioritaire vise non pas le contrôle social et le service aux entreprises mais linformation sur les droits et lappui aux chômeurs et précaires. Des états généraux de la précarité ont lancé un appel à faire campagne contre Pôle emploi et à des marches de précaires à lautomne.<br />
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Exigeons dès maintenant le relèvement des minima sociaux à 1000 euros par mois, la suppression de l « offre raisonnable demploi » et du suivi mensuel obligatoire, la suppression du 3949 et le rétablissement de laccueil au guichet, la liberté détablir ou non un contrat dinsertion avec des contenus décidés par les allocataires eux-mêmes<br />
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Nous proposons dans un premier temps de rejoindre les salariés de Pôle emploi lors de la grève du 18 juin pour participer aux assemblées, manifestations et actions, puis de mener des actions coordonnées dans les Pôles emploi du 22 juin à la fin du mois, date de publication des chiffres du chômage.<br />
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Coordination des intermittents et précaires (idf), 10 juin 2009<br />
<br />
Vous trouverez ici :<br />
<a href="http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4458" title="http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4458">http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4458</a><br />
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deux tracts dintervention (modifiables) à Pôle emploi :<br />
"La prime de 500 euros destinée à une partie des précaires, vous ne l'aurez pas sans la demander"<br />
"Mépris et radiations, bienvenue à Pôle emploi"
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