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Fri Jun 19 05:38:19 PDT 2009
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Date : Friday, Jun 19 2009, 2:38pm
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Reason : validation
Link: http://nantes.indymedia.org/article/17588
--- Story 17588 ---
Title : Ni héros ni martyr : juste méchant !
Subtitle : quelques propos sur l'organisation du contre-sommet de l'OTAN
Topic : Contre-sommets
Region : Global
Type : Valide
Language : Francais (fr)
Author : ekmo
Organisation :
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Related Link : http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=1698
Time Posted : Friday, Jun 19 2009, 12:32am
--- Summary ---
Le dernier numéro de Courant Alternatif propose un petit dossier intitulé « Strasbourg emporte lOTAN. Chronologie et analyse, sommet et contre sommet, répression... ». Si lanalyse du contre-sommet est une volonté a priori louable (la critique des contre-sommets doit être fait et nous la faisons aussi) elle nest ici que prétexte à dénonciations calomnieuses : une page entière au moins sur les cinq est consacrée au procès de la Coordination Anti-Otan Strasbourg (CAOS) et aux organisations qui la composaient. Cette parodie de critique politique était plus que prévisible puisque annoncée à maintes reprises par les trois membres du groupe OCL local lors des réunions du CAOS où dès le mois de février les menaces fusaient : « Nous verrons lors du bilan. Nous gardons les mails. ». Il convient donc, puisque les hostilités ont été ouvertes, avec sommations, de revenir sur lanalyse proposée et de décortiquer la critique afin de permettre une vison plus juste de (la petite) histoire.
Par ailleurs, nous tenons à indiquer que ce nest pas lattitude de lOCL en tant que telle que nous déplorons, mais bien de ses membres strasbourgeois même si nous regrettons que lOCL via Courant Alternatif sen fasse le relais.<br />
--- Content ---
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Ce qui frappe lesprit à la lecture du dossier cest limmédiat et incroyable constat des rédacteurs : le groupe local de lOCL est le seul à avoir politiquement préparé et vécu le contre sommet de lOtan de manière saine, intelligente et révolutionnaire. Tout le monde en prend pour son grade : Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste, No Pasaran...<br />
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Autant de redondance et de diligence dans un aussi petit dossier pour décrier et discréditer les autres, démontre si besoin était une attitude médiocre qui naurait pas valeur à être polémique si elle navait pour but de pratiquer un révisionnisme politique exécrable. Nous nous devons donc de rétablir quelques vérités.<br />
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La Coordination Anti-Otan Strasbourg, les négociations et le Village.<br />
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Nen déplaise à lOCL, la CAOS est bien née de linitiative du groupe local de la Fédération Anarchiste. Cest comme cela, imparable : la FA a lancé la première invitation à une réunion dès septembre 2008 en vue de lorganisation du contre sommet. Alors lorsque la FA écrit quelle est à linitiative, cest une vérité qui ne mange pas de pain et qui devrait être facile a acceptée si lon ne souffrait pas de quelconques complexes. Dès les premières réunions, la CAOS sétait donné comme objectif politique et militant de travailler aux questions de recherche dun terrain susceptible daccueillir un Village autogéré anti-Otan et den discuter les modalités avec les autorités, ainsi que dêtre une véritable force contre la répression qui ne manquerait pas de sexercer pendant et après le sommet. Il nétait pas question dautres choses au sein de la CAOS. Ce positionnement, sil a fait débat (même entre des orgas mises dans le sac par larticle en question) et sil pouvait surprendr
e, nen demeurait pas moins pertinent au regard des forces militantes locales, de la préparation tardive de ce contre sommet - tout du moins dans lhexagone. Rapidement la CAOS a dû faire face à lémergence dune seconde structure anti-OTAN. En effet les organisations disons « institutionnelles » qui au départ avaient rejeté la démarche unitaire, avaient lancé une nouvelle structure avec la volonté manifeste den écarter la CAOS qui malgré sa diversité politique était trop connotée comme libertaire ou radicale. A lissue dune réunion houleuse, deux structures différentes travaillaient localement à larchitecture du contre-sommet. La CAOS soccupant uniquement du Village et le Collectif saffairant à négocier la manifestation du samedi 4.<br />
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Si lOCL faisait preuve dun minimum dimpartialité et de rigueur militante, elle ne pourrait pas assumer les écrits de la commission journal du 26 avril portant sur les objectifs de la CAOS. Dire que la Coordination a fait preuve « dimmobilisme », « cadenassée » par les organisations politiques (FA, No Pa...) « boutiquières » cest reconnaître que lOCL Strasbourg na pas eu le courage politique de claquer la porte de ce nid de guêpes où ces mêmes organisations ont été accusées à de multiples reprises de ne pas avoir appliqué en permanence de méthodes politiques libertaires purEs : un vrai crime de lèse-anarchie. Cest de plus mentir éhontément : la seule réunion publique organisée pour mobiliser autour de la nécessité du contre-sommet, la été à linitiative de No Pasaran 67 dès octobre 2008. Si au début FA et No Pa avaient beaucoup de mandats au sein de la CAOS, cétait à cause de la faible implication de beaucoup de personnes et de la difficulté à trouver des mandatéEs.
Nous avons fait le choix dassumer certains mandats (tout en soulevant à de nombreuses reprises ce problème récurrent). Mais nous ne nous sommes jamais accrochés aux mandats. LOCL parle de « cadenassage »... ridicule ! Si nous navions rien fait, lOCL Strasbourg nous aurait reproché que nous, militants dorganisations politiques, laissions le travail à des petites mains. Dans les deux cas on était coupables davance. Il faut préciser que lOCL locale na pas vraiment participé à la CAOS avant que les choses ne se précisent. Limplication na été effective quà partir de la réunion internationale du 16 au 18 janvier organisée par Dissent (qui a eu un rôle important dans la préparation et la mobilisation pour ce contre sommet et non seulement sur le village comme le laisse penser lOCL) conjointement avec des membres de No Pasaran 67 et trois autres membres de la CAOS. Et cest justement dans cette optique de mobilisation aussi bien locale quinternationale que le groupe NoP
asaran a participé activement à la préparation et la tenue de cette unique réunion, en Alsace. Tout comme ses membres ont fait de nombreux efforts pour élargir la coordination à dautres personnes. Il est plus facile de monter dans le train en marche. Être présent à des réunions ne suffit pas. Cest donc en toute logique quil est possible décrire dans ce dossier du mois de mai que « Cette coordination aurait pu faciliter lauto-organisation de projets multiples et divers, notamment pour faire fonctionner et enrichir le projet du Village, mais il nen a rien été. » Pourtant lOCL Strasbourg était signataire dès le départ du texte dappel de la CAOS, participait aux réunions...et aurait dû savoir dès le départ quelle ny avait pas sa place au regard des critiques qui sont siennes aujourdhui. Lobjectif était de faire le travail local, difficilement faisable par les autres collectifs, partis, organisations, individuEs, cest-à-dire de chercher un terrain, de le négocier et
de le viabiliser. Il y a eu un Village, plutôt plus grand que prévu, équipé avec le nécessaire (douche, électricité, eau, toilette...) dans un cadre plutôt sympa (possibilité de jonction avec les quartiers populaires proches tout en étant en pleine nature), avec le voisinage dune ferme éducative, pas loin du centre ville (moins des 10 km que nous nous étions fixés), sans compromissions politiques (expliquez-nous à lOCL Strasbourg en quoi la CAOS a été complaisante ?). Alors nous pouvons estimer que le mandat premier que sétait donné la CAOS a été rempli.<br />
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Le mythe du « rapport de force »<br />
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A partir du mois de février, lorsque lOCL Strasbourg sest réellement investie au sein de la coordination, une remise en cause systématique de ses décisions et des négociations a été faite. Trop molles, trop longues, trop complaisantes, les négociations sur la viabilisation du terrain de la Ganzau étaient systématiquement dénoncées. Lidée des membres de lOCL Strasbourg étaient de faire croire que les personnes mandatées (en loccurrence une personne de la FA, une de No Pasaran et une autonome) menaient mal les négociations qui aboutiraient nécessairement à limpasse. Largument systématiquement employé était celui du « rapport de force » que nous avions en notre faveur et qui devait nous servir pour obtenir plus. LOCL Strasbourg, qui dans son dossier dénonce la CAOS comme « une coquille vide » devait alors savoir que ce fameux et fumeux « rapport de force » nétait pas en notre faveur et que ce concept politique était uniquement sémantique. Bien entendu, il est toujours s
imple de parler de « rapport de force » autour dune table en réunion plutôt que de le créer. Or, dans le schéma des négociations, la seule possibilité de créer un rapport de force véritable aurait été dêtre en capacité den créer un, en premier lieu en évitant de chercher à tout prix la division. Il était inutile de continuer à parler du poids hypothétique de la CAOS, de notre capacité à mobiliser des milliers de manifestantEs pour faire croire à « un rapport de force » alors même que nous étions incapable dorganiser un repas de soutien ! Cétait entrer dans la même logique catastrophique que lICC, persuadé de faire plier la préfecture pour obtenir un parcours de manifestation en plein centre ville à la seule évocation des 60 000 supposéEs manifestantEs !<br />
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Si lOCL avait été capable dimpulser à la CAOS une dynamique pouvant créer un rapport de force, lOCL aurait toute latitude à critiquer et dénoncer. Il était bien plus simple de faire des effets dannonces. Mais si nos souvenirs sont justes, aucune action, aucun rassemblement, aucune initiative na été pris par les membres de lOCL pour créer « un rapport de force » face à la préfecture et aux autorités. Les seules contributions auront été verbales ou écrites dans des communiqués de presses. Occuper des locaux, faire des manifestations, des opérations médiatiques, voilà ce qui pouvait contraindre les représentantEs de lÉtat à plier. LOCL Strasbourg pourra toujours rétorquer « quil était trop tard, que tout était joué davance en laissant à quelques chefaillons dofficines la responsabilité des négociations ». Rappelons simplement que lOCL Strasbourg a refusé de participer aux négociations. Trop sale de parler avec les ennemis de classes, mais elle a toujours dénigré les
mandatéEs soupçonnéEs de « travailler » pour le pouvoir, de « lier des amitiés » avec les autorités. La classe non ? Enfin, si le « rapport de force » était favorable aux anti-Otan, pourquoi, si ce nest pour créer des tensions et déconstruire le travail collectivement réalisé, continuer à critiquer les mandatéEs aux négociations ? Lidée propagée était de dire que, dune manière ou dune autre, le Village aurait lieu (ce dont personne ne doutait !) et que nous navions pas besoin des autorités qui, de toutes façon, se sentiraient dans la nécessité de nous donner un terrain ne serait-ce que pour des questions sanitaires ! Nous navons jamais eu dexplication ou de démonstration de ce que lOCL Strasbourg appelait « un rapport de force » si ce nest au sein même de la CAOS pour laffaiblir. Ce nétait que de la parlote destinée à apparaître comme « plus radical que moi tu meurs ! » au sein de la CAOS. Comment peuvent-ils dénoncer la faiblesse, lirresponsabilité, la candeur d
e la CAOS et ensuite parler dun rapport de force en notre faveur ? Si le « rapport de force » était en notre faveur, pourquoi négocier avec les autorités ?<br />
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En définitive, là encore, il savère que le « rapport de force » était plus une invention, une intention, qui visait des membres dautres organisations. Une manière de régler des comptes personnels par le biais des négociations. Malheureusement, tous les pronostiques les plus alarmistes de lOCL Strasbourg, dont le principal sport de combat aura été lors de ces négociations de dénoncer ceux et celles qui étaient en train de compromettre lexistence même du Village, toutes ces annonces catastrophiques allaient être balayées lorsque la CAOS obtiendra le terrain, lautorisation et une partie de laménagement souhaité.<br />
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Jamais en manque didée et de salive, LOCL locale trouvera un autre sujet de vindicte dans la critique du Centre de Convergence.<br />
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Molodoï Centre de (toutes les critiques) Convergence.<br />
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Dès septembre, des militantEs allemandEs viennent à Strasbourg pour nouer les premiers contacts et reconnaître les lieux. A la recherche dun local pouvant accueillir un centre de convergence, Molodoï leur est présenté par No Pasaran. Après une courte visite, la sanction tombe : trop petit ! Assez incompréhensible sachant quà part le squat dun immeuble, il serait difficilement possible de trouver plus grand et mieux adapté à Strasbourg. Les camarades allemandEs parlent de négocier avec les autorités loccupation dun collège comme à Heiligendam... Malgré nos réserves et nos mises en gardes sur une telle possibilité il-elles se désintéresseront du lieu.<br />
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Prise dans lorganisation globale du contre sommet, la Coordination Anti Otan Strasbourg (CAOS), na jamais su ou pu saisir limportance de Molodoï comme CdC alors même que depuis octobre la salle avait donnée son accord de principe. Paradoxalement le lieu na pas été investi par la CAOS alors même quil était la seule chose acquise jusquaux accords sur le terrain du Village Alternatif intervenus seulement quelques jours avant son ouverture officielle. Il était pourtant évident que la taille et son implantation, au pied de lautoroute et à quelques centaines de mètres de la gare, en faisait le lieu idéal pour un CdC à intégrer à larchitecture plus globale du contre sommet. Déjà nous présagions de léloignement du site du Village lorsque nous avons discuté en septembre de léventualité de limplantation du CdC. Et lavenir nous donna raison sur limportance stratégique du Molodoï lorsque sont apparues les premières informations sur lexistence de zones de privation de libert
é. Le Centre Autonome Jeune était au centre ville mais en dehors des zones rouges et oranges, au croisement du Village alternatif (au sud) de la manifestation (à lEst) et de la tenue du congrès de lOtan (au Nord).<br />
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Si ni la CAOS en général, ni lOCL Strasbourg en particulier, nont exprimé aucun intérêt particulier à faire vivre ce lieu (faute dénergies militantes, denvies politiques et de moyens humains...), le Réseau No Pasaran a, lui, saisi naturellement loccasion et limportance dinvestir e lieu en tant que CdC lors de ce rendez vous majeur. Quelques rares grincheux (de lOCL Strasbourg) feront des réflexions acerbes, lors de la parution du programme du CdC signé de la CAOS, de Lucha y Fiesta (association ayant réservé le lieu) et du réseau No Pasaran en fustigeant le réseau comme une organisation politique « profitant du mouvement »... Leurs critiques, habituelles et encore une fois fallacieuses (lOCL Strasbourg "oublie" que les membres du réseau NoPasaran ne se sont pas investis que dans le CdC), ont été à la hauteur de leur manque dinitiatives. Quand on est quasiment en permanence dans le (mé)dire et non le construire, il est plus facile dadopter des positionnements de pri
ncipe séduisants et de concourir au prix de militantE libertaire le-la plus purE de lannée, mais est-ce que cela fait avancer les choses ? Pas sûr. Il faut rappeler également quun des membres de lOCL Strasbourg a été exclu il y a quelques années de lassociation gestionnaire du lieu... Se réclamant de « la vraie autogestion » il avait fomenté un faux coup dEtat pour « re-prendre » le pouvoir et le re-distribuer aux utilisateur/trices de la salle alternative. Là aussi, son coup desbroufe tomba comme un soufflé. Les rancoeurs ont la dent dure à lOCL Strasbourg et les quelques lignes sur le Centre de Convergence Molodoï, si elles se veulent politiques, cachent mal un arrière-goût damertume.<br />
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La mauvaise foi rattrape la médiocrité lorsque lOCL Strasbourg, après avoir réduit le Centre de Convergence à un stand marchandising de No Pasaran, appuie sa démonstration en expliquant que des centaines de personnes arrêtées avaient trouvé les portes closes du Centre de Convergence le jeudi soir. Il est donc sous entendu que No Pasaran a laissé tombé les camarades victimes de la répression. Évidement, le CdC navait pas pour vocation à être la vitrine de No Pasaran et devait accueillir un espace Medical team, Légal team, une radio web, des tables de presses, un atelier construction, un Info Point, une cuisine végan, un bar, des conférences, des débats, des projections etc. Effectivement, les portes du Centre de Convergence étaient fermées le soir après minuit / une heure du matin, pour des raisons de sécurité (les fascistes, la police...) mais une équipe restait systématiquement toute la nuit sur place. Un écriteau invitait les gens à frapper à la porte en cas durgence. L
OCL locale, très largement impliquée au sein de la commission Légal Team, aurait peut être dû profiter de lopportunité du lieu, de sa géographie, de son potentiel en proposant une équipe permanente dans le Centre de Convergence... même la nuit ! Il nest pas question pour nous de critiquer le travail considérable de la Légal Team pendant et après le contre sommet mais de pointer un dysfonctionnement, interne, lié à la volonté de nuisance de membres de lOCL Strasbourg. Pour des raisons compréhensibles liées à la répression, la Légal Team a été débordée le jeudi.<br />
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Mais le fait davoir laissé seules, deux personnes de permanence, sans téléphone et uniquement en journée na pas arrangé les choses. LOCL Strasbourg et la Légal Team savaient comment joindre (faute dy être) le Centre de Convergence, via des téléphones, pouvaient en dernier recours sy rendre à pied (10 min de marche à peine). Les membres de la Légal Team appartenant à lOCL Strasbourg avaient bien trouvé le chemin du Centre de Convergence pour prendre des repas ou répondre à des interviews... Non, ce qui est plus choquant est que, plutôt, que davertir le Centre de Convergence de la possibilité dune arrivée massive de gens après leur arrestation (afin de refaire du café, des repas chauds, de prendre les témoignages...) les membres de lOCL Strasbourg au sein de la Légal Team ont insisté pour quun message internet cinglant soit diffusé sur la liste anti-répression annonçant la « fermeture du centre de convergence ». Non seulement, ce message, publié sans explications ni r
echerche dexplication, avait comme seul objectif de nuire au Centre de Convergence en laissant supposer une fermeture définitive, mais il mettait peut être des camarades dans lembarras (ceux et celles qui avaient prévu dy venir sy restaurer, sy reposer...). Malgré nos nombreuses demandes pour que le message soit supprimé et que de vraies informations puissent transiter par la liste de lanti-répression, aucune modification nest intervenue. Lambiguïté du message et ses supposés ayant fait débat au sein même de la légal Team, un autre message laconique annoncera tardivement « la ré-ouverture » de Molodoï.<br />
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Nous avons là un exemple terriblement parlant de la dangereuse manière dont les membres de lOCL Strasbourg envisagent leurs pratiques militantes. En laissant leurs choix politique se faire déborder par des ressentiments personnels, ils se trompent de combats.<br />
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A Strasbourg, pas un chat, que des poulets... et des corbeaux.<br />
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A linstar de No Pasaran qui navait pas à gérer un Centre de Convergence, la FA navait pas à « coller ses affiches » ! Or rétablissons déjà la vérité : la FA collait ses affiches mais collait aussi celle de la CAOS. De plus rappelons quand même que cétait une décision de la CAOS (lOCL dormait certainement ou était absente ce jour là) qui laissait libre chaque organisation déditer son propre matériel de propagande avec un contenu qui lui est spécifique à côté de celui de la CAOS. Le reproche de lOCL Strasbourg nest donc pas fondé et montre juste quils ne sont même pas au courant dune décision qui avaient pourtant était longuement discutée. Un comble. Appartenir à une coordination devrait être synonyme dinexistence politique propre aux organisations ?<br />
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Nous voyons à travers tous ces reproches inopportuns, laveu dune incapacité à exister si ce nest quau travers de lénergie des autres. LOCL ne vend pas de pins, ne colle pas daffiches, ne gère pas de Centre de Convergence mais quelle foute la paix à ceux et celles qui font. Les membres de lOCL Strasbourg nont pas participé au montage du Village, ni même à son démontage. Quils cessent donc de donner des leçons à la FA et de faire croire quils navaient pas les « mains dans le cambouis ». Les militants de FA se sont impliqués au sein de la CAOS dès le départ dans la CAOS. Un mois avant le sommet, cette implication est devenue moindre pour deux raisons : tout dabord, plusieurs militants étaient complètement épuisés davoir tenu la coordination à bout de bras pendant des mois. Ensuite, ils ont été particulièrement découragés par les attaques incessantes qui les visaient (noyautage etc.). Soulignons quà la fin, la FA était toujours présente à la CAOS, cest juste que
lle navait « plus » quun mandat. Bizarre, le reproche de lOCL Strasbourg. Au début trop de présence = noyautage, ensuite nous laissons à dautres personnes (qui se bougent enfin) un certain nombre de mandats (presse entre autre), et alors lOCL Strasbourg nous accuse de ne rien foutre. Donc dans les deux cas la FA était coupable : quand elle faisait énormément de boulot et quand elle en faisait moins. Il faut croire que ces militants étaient coupables non pas à cause de ce quils faisaient, mais à cause de ce quils étaient, des militants organisés au sein de la FA.<br />
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Les membres de lOCL Strasbourg nont pas participé, si ce nest pour boire des bières, à lorganisation des deux concerts de soutien à la CAOS au Molodoï alors quils cessent de prétendre que lutilisation de largent récoltés par Helligendam a été mal utilisée pour acheter de la bière au détriment dune utilisation plus politique. Ceci est dautant plus mal venu que, quelques jours avant louverture du Village et du contre-sommet, les 5000 euros promis par Helligendam était sur un compte géré par des membres de lOCL Strasbourg alors même que la CAOS attendait cette entrée financière sur son compte et quil aura fallu bien du temps à lOCL Strasbourg pour dire quelle était en possession de ce fric. Cétait osé que de dire en réunion plénière, alors que toutes et tous demandaient que cet argent devant bénéficier au montage du Village soit versé au compte commun, quil nen serait rien tant quun membre de lOCL Strasbourg ne serait pas certain que cet argent soit réellement
prévu pour le Village. Dans son article, lOCL Strasbourg explique aussi quil est capitaliste que largent investi, au départ venant dHeiligendamm, soit restitué. Il est donc capitaliste de soutenir le fonctionnement des contre-sommets suivants, essayant dêtre en capacité de transmettre au moins une partie de ce qui nous avait permis de démarrer. Et cest être solidaire et défendre un autre choix de société que de consommer laide que lon a reçu, sans sinquiéter de ceux qui suivront. Cherchez lerreur...<br />
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Il était légitime que la Légal Team bénéficie de fonds mais il était également légitime quelle cherche à sautofinancer plutôt que de courir derrière le pognon. Les membres de lOCL Strasbourg faisant tous les trois partie de la Légal Team auraient pu avoir cette démarche plutôt que de réclamer du fric, la veille de louverture du contre-sommet, en menaçant de manière irresponsable de dissoudre la Légal Team. Mais il est évident quen ayant refusé de se préoccuper des questions dautofinancement de la Légal Team, quen ayant refusé de se questionner sur laspect des coûts de fonctionnement du Village (largent cest loutil du capital !) lOCL Strasbourg tient un discours décalé quant aux questions de financement du Village. Il est vrai quà lOCL Strasbourg on ne sest pas préoccupé de savoir comment acheter les 60 bouteilles de gaz nécessaires, comment payer internet sur le Village, les factures deau et délectricité...on se préoccupe de savoir comment faire fonctionner l
a commission dans laquelle on est investi. Moi dabord. LOCL Strasbourg ne voulait même pas mandater lun des siens pour faire parti des signataires nécessaires à louverture dun compte bancaire. Alors bien sûr en ne faisant rien, en ne prenant aucun risque, en laissant linitiative aux autres, il est plus aisé par la suite de crier au verrouillage par des « petits chefs ». Une autre anecdote vient à lesprit : la CAOS décide dune conférence de presse dans lurgence, afin de faire pression sur lEtat. Un membre de No Pasaran se propose dy intervenir faute de volontaire : lOCL Strasbourg dénonce « la personnalisation de la lutte ».<br />
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Alors lorsque les rédacteurs du dossier feignent en conclusion l « amertume » face aux « rancunes partisanes préétablies » dans une ville « cloisonnée par des pratiques de clans et de bandes, matérialisé par des esprits de boutiques exclusivement en concurrence permanente avec le goût démesuré pour les accroches très personnelles » nous nous disons quau moins lanalyse est bonne !<br />
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Groupe NoPasaran67 en association avec les groupes FA Strasbourg et CNT67<br />
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