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nantes at web.boum.org
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Wed Jun 16 18:24:34 PDT 2010
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Date : Wednesday, Jun 16 2010, 8:24pm
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Parent Story : http://nantes.indymedia.org/newswire.php?story_id=21037
Title : merci pour le lien "Droit de réponse (patronal)"
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Time Posted : Wednesday, Jun 16 2010, 1:27pm
--- Comment Content ---
le mieux étant evidemment de redonner la parole à des anciens-nes salariés-ées de l'entreprise commerciale UTOPIA ....<br />
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<a href="http://indytoulouse.nokods.org/spip.php?article2006" title="http://indytoulouse.nokods.org/spip.php?article2006">http://indytoulouse.nokods.org/spip.php?article2006</a><br />
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Extraits de témoignages danciens salariés dUtopia :<br />
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« Comme à toute personne ayant fait des études de cinéma, Utopia me paraissait être le lieu de travail idéal : excellente programmation, respect des films, engagement politique, collègues sympas et cinéphiles ...Quelle désillusion ou devrais-je dire « désutopie » ! La paranoïa, la délation, les lettres recommandées et les réunions sanctions faisaient aussi partie de cette aventure. La gazette est prompte à critiquer les autres entreprises, cela tend à masquer la réalité du travail dans ce cinéma : des idées incongrues sur une nécessaire dévotion à Utopia, des heures non comptabilisées dans le temps de travail, des idées politiques que les salariés doivent pouvoir justifier auprès des spectateurs et surtout aucun droit à lerreur sous peine de recevoir une lettre recommandée. Ma déception dans ce cinéma a été immense, jai quitté Utopia à la fin de mon contrat sans vouloir discuter avec mes employeurs dune éventuelle reconduction, jai fui sans me retourner. (...) » Héloïse<b
r />
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« Jétais une Utopiste convaincue lorsquen mai 2004 les directeurs dUtopia mont proposé dembarquer pour une aventure salariée de six mois. Nous nous connaissions mieux depuis un certain temps puisque nous avions créé lassociation des Utopistes Associés ensemble et jen étais alors la vice-présidente.(...) Jai trouvé cette opportunité extraordinaire. (...) Malheureusement (et le mot est faible ...), jai vite déchanté. (...) Le fait, ensuite, de ne pas avoir notre salaire complet un mois paraît anecdotique ; mais il est important de souligner que lorsque ça nous est arrivé, nos patrons si engagés dans la cause des salariés nous ont reproché en réunion dêtre mesquins, de nous monter la tête pour ce genre de détails. Mesquinerie, que de nous soucier de savoir si nous allions pouvoir payer notre loyer en début de mois ou donner à manger à nos enfants lorsque nous ne gagnons que 1100¤ par mois ? Mesquinerie, que de leur dire quen tant que patrons dentreprise, ils ont des
devoirs envers leurs salariés, surtout quand le salaire nest pas versé pour la simple et unique raison quen août le comptable est en congés, et quils nont pas prévu un évènement qui se répète chaque année à la dite période ? (...) » Anne<br />
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« (...) Une collègue venait de quitter lentreprise avec une balance horaire déficitaire lorsque je me suis moi-même retrouvée avec environ 70 heures à rattraper. Ce cumul sexplique de deux manières : contrairement à la législation sur lannualisation du temps de travail, lentreprise ne remettait pas les balances horaires à zéro au 31 août de chaque année et pendant de nombreuses semaines on ne ma pas fait travailler un minimum de 35 heures. Cela a eu des répercussions physiques et morales : jai dû enchaîner des semaines de travail supérieures à 35 heures (parfois supérieures à 42 heures sans avoir été rémunérée en heures supplémentaires). Limpossibilité dorganiser ma vie personnelle ma contraint à un état disolement auquel sest ajouté un état de grande fatigue (le temps que je ne passais pas à travailler, je le passais à dormir pour récupérer). (...) » Christine<br />
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« Je garde, fort malheureusement, un pitoyable souvenir de mon court passage dans la SARL Utopia. Cest avec regret que jai constaté très vite à quel point ses créateurs et dirigeants faisaient peu de cas des conditions de travail et de vie de leurs salariés. Et ce, en contradiction complète avec les discours lénifiants et les effets de communication dont ils se sont fait une image de marque. (...) Les fonctions les plus pénibles se révélèrent vite être celles du ménage : aspirateur, poubelles, serpillière dès 6 heures du matin, mobligeaient à me lever à 5. Tout cela bien sûr pour un SMIC. A cela, vinrent se rajouter, hors du temps de travail, hors rémunération : la relecture des gazettes (pour les volontaires !), leur distribution auprès des commerçants, le démarchage pour de nouveaux emplacements de relais gratuits à cette même gazette, la mise en place de publicité dans les rues pour le lancement dUtopia Tournefeuille, lorganisation de futures rencontres avec des mette
urs en scène, ces rencontres elles-mêmes, une réunion par mois de 4 heures minimum. Au total, mon /4 de temps finissait par devenir un bon mi-temps sans rémunération appropriée. Si lon comptait frais de déplacement, parking, nourriture ...je finissais aussi par perdre de largent en travaillant et surtout... beaucoup trop de temps ! (...) » Christian<br />
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« On sait pourquoi on souhaite travailler à Utopia. Sous peu, on sait tout autant pourquoi on souhaite en partir. Dans mon cas, sept mois auront suffit. (...) Les plannings ont été une des principales sources de conflits. Modifiés chaque semaine, ils nous étaient souvent remis le dimanche soir pour la semaine à venir, ce qui rendait pour le moins difficile lorganisation de notre vie personnelle. A plusieurs reprises, il est arrivé que la durée minimale de repos entre deux jours travaillés ne soit pas respectée. Régulièrement, nous avons évoqué ces problèmes au cours de réunions, ce qui ne manquait pas dexaspérer nos responsables. Selon eux, cela nétait dû quà notre évidente mauvaise volonté (je laisse à dautres le soin dévoquer lépisode de la psychothérapie de groupe). » Guillaume<br />
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« Jai été opérateur projectionniste à Utopia pendant 2ans et demi. A louverture des salles de Tournefeuille, les conditions de travail se sont profondément altérées. Très vite, les emplois du temps sont devenus impossible à établir et nétaient connus que quelques jours à lavance. Cela a créé dénormes tensions dans le personnel. (...) La demande incessante dinvestissement et de volontariat pour lessor de lentreprise a définitivement fâché beaucoup de salariés. Consciente de ces gros dysfonctionnements, la direction a proposé en réunion une psychothérapie de groupe financée par les primes annuelles des salariés (...). » Yane « Je me souviens que pendant longtemps il ma été impossible de terminer une journée de travail à lheure prévue par lemploi du temps ; non parce que je ne métais pas acquittée de mes tâches mais parce que jétais habitée par le sentiment de ne jamais en faire assez. Jai compris plus tard que ce sentiment de culpabilité ou mauvaise conscience mé
tait insufflé par le discours ambiant et les apartés de certains dans léquipe tendant à sanctifier le travail désintéressé. Une manière pour Utopia de sattirer le dévouement de ses salariés. (...) » Stéphanie
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