[mode] Valide Story 21062

nantes at web.boum.org nantes at web.boum.org
Fri Jun 18 09:28:46 PDT 2010


Automatic Notification
Date   : Friday, Jun 18 2010, 11:28am
Action   : Valide Story 21062
Reason   : <not specified>

Link: http://nantes.indymedia.org/article/21062
--- Story 21062 ---
Title   : Réforme des retraites : la complicité du gouvernement et des syndicats
Subtitle   : 
Topic   : Resistances
Region   : Global
Type      : Valide
Language   : Francais (fr)
Author   : Un sympathisant du CCI
Organisation   : 
Email   : france at internationalism.org
Phone   : 
Address   : 
Related Link   : http://www.internationalism.org
Time Posted   : Friday, Jun 18 2010, 1:43am
--- Summary ---
Réforme des retraites : la complicité du gouvernement et des syndicats...
--- Content ---
La réforme des retraites était annoncée depuis des mois comme LE dossier explosif du mandat présidentiel de Sarkozy. Cette réforme est en effet révoltante: il s’agit pour l’Etat de faire des économies en diminuant encore les pensions versées, pensions qui sont pourtant déjà souvent misérables (1). Comment ?<br />
<br />
En repoussant l’âge légal du départ à la retraite à 63 ans ou en augmentant le nombre d’annuités nécessaire pour “ouvrir droit” à une pension à taux plein ou les deux. Le résultat sera de toute façon le même: de plus en plus d’ouvriers vont partir à la retraite en n’ayant pas assez de “trimestres travaillés” et subiront donc une “décote”. L’âge moyen de départ à la retraite est en effet de 58 ans, les ouvriers étant pour la majorité épuisés, malades ou licenciés bien avant d’atteindre la soixantaine.<br />
<br />
Les belles déclarations sur “le droit des seniors à demeurer actifs, insérés professionnellement et à se sentir utiles” sont donc aussi cyniques que mensongères.<br />
<br />
D’ailleurs, ce “droit”, les ouvriers s’en passeraient bien, eux qui triment toute leur vie sur un travail la plupart du temps ingrat, inintéressant et usant. Ce “droit”, nous le laissons aux membres de la bourgeoisie, à tous ces sénateurs, députés, représentants du patronat et chefs de grandes entreprises, confortablement installés dans leurs bureaux climatisés et accrochés à leurs “hautes responsabilités”. Les infirmiers, les enseignants, les travailleurs d’usines et du bâtiment, les secrétaires surchargées, etc., bref, tous les autres, aspirent le plus souvent à 60 ans de pouvoir fuir le bagne salarial et profiter un peu de la vie, enfin.<br />
<br />
Bref, tout portait à croire qu’effectivement “le dossier des retraites” allait être un épisode tumultueux pour Sarkozy, qu’il allait devoir affronter pour la première fois de son quinquennat “la colère de la rue”. Pourtant, malgré la violence de l’attaque, la réaction de la classe ouvrière est très timide. Pourquoi ?<br />
<br />
Le gouvernement et les syndicats ont travaillé ensemble contre la classe ouvrière<br />
<br />
Depuis le début, la réforme des retraites nous est présentée comme une fatalité, une nécessité incontournable pour “sauver le régime par répartition”.<br />
<br />
Le gouvernement, les partis de droite comme de gauche, les médias, les experts économiques…, tous répètent en chœur que le déficit est insoutenable, que le déséquilibre actifs/retraités est un vrai problème, que “l’espérance de vie s’allongeant, il est bien normal de travailler plus longtemps”, etc. (2).<br />
<br />
Les désaccords, feints, ne tournent que sur la forme: à quelle date va être prise la décision finale&#8197;? Comment les “négociations” avec les syndicats sont-elles menées&#8197;? Le patronat va-t-il être aussi mis un peu à contribution…&#8197;? Mais le résultat est toujours le même: les ouvriers vont devoir travailler plus longtemps et, surtout, se contenter de pensions plus faibles.<br />
<br />
La bourgeoisie cherche ici à distiller un sentiment de résignation. En effet, pourquoi lutter s’il n’y a aucune alternative ?<br />
<br />
Cette tactique est pour l’instant une réussite. Les quelques manifestations d’avril et mai n’ont été ni massives ni combatives.<br />
<br />
Il faut dire que les syndicats n’ont pas hésité à relayer de toute leur force, à leur façon, la campagne idéologique. Ils ont appuyé sans cesse, eux aussi, sur l’aspect inéluctable de la réforme des retraites, détournant la colère ouvrière sur des aménagements de la réforme prétendument plus humains. Tel est le message à peine caché des gesticulations des Thibault, Chérèque et consorts, quand ils se plaignent: “Le gouvernement n’est pas suffisamment dans la négociation”, “il a déjà pris ses décisions”, “le projet est en fait déjà arrêté”… Autrement dit, pas besoin de lutter, les jeux sont faits&#8197;! Contentons-nous des miettes que l’Etat voudra bien concéder&#8197;!<br />
<br />
D’ailleurs, quels “aménagements” souhaitent les centrales syndicales&#8197;? La prise en compte de la pénibilité de certains travails ou la longévité des carrières pour ceux qui sont rentrés dans la vie active très jeunes&#8197;! Quand tous les ouvriers sont brutalement attaqués, les syndicats ne proposent pas une réponse massive et unie mais “la prise en compte des spécificités sectorielles”. Quel meilleur moyen pour diviser&#8197;? Quel meilleur moyen pour emmener les ouvriers à la défaite, paquet par paquet, entreprise par entreprise, secteur par secteur&#8197;? En 1995, le privé était attaqué. En 2003, c’était autour des fonctionnaires et en 2007, des régimes spéciaux. Aujourd’hui, les syndicats osent nous refaire le coup des “spécificités sectorielles” et de la négociation branche par branche (3) !<br />
<br />
Ce n’est pas un hasard si le gouvernement a, à la veille de la manifestation du 27 mai, annoncé que certains régimes spéciaux subsistants seraient épargnés par cette nouvelle réforme. Il a ainsi enfoncé le clou de la division tenu par les syndicats. C’est à un véritable exercice de duettiste auquel nous assistons une fois de plus&#8197;!<br />
<br />
La réforme des retraites va certainement passer cet été sans que notre classe soit capable d’y opposer une lutte unie et massive pourtant si nécessaire. Et la Nième manifestation-ballade promise le 24 juin prochain n’y changera rien si nous n’en changeons pas la nature. Cela dit, le travail de sape des syndicats, leur collaboration claire et nette avec le gouvernement contre les travailleurs doivent au moins servir à la prise de conscience de leur rôle véritable. Dans les luttes futures, qui viendront inévitablement, les ouvriers ne devront accorder aucune confiance à ces “ennemis de l’intérieur”. Ils devront prendre entre leurs propres mains l’organisation de leurs grèves et de leurs manifestations.<br />
<br />
Pawel - Courant Communiste International<br />
<br />
1) La moyenne de versement des pensions de retraite en France est actuellement de 1122 euros par mois, soit à peine plus que le SMIC.<br />
<br />
2) Notons d’ailleurs qu’effectivement, compte tenu de la faiblesse des pensions, de plus en plus de retraités sont contraints de retourner au boulot et d’accepter des petits jobs pour tenter de joindre les deux bouts&#8197;!<br />
<br />
3) Rappel de la loi Aubry sur les 35 heures où elle préconisait les négociations branche par branche, secteur par secteur, entreprise par entreprise, hôpital par hôpital, etc., afin de mieux dédouaner la responsabilité du gouvernement et de l’Etat dans cette attaque masquée<br />

--- Story Comments ---

--- Comment 257102 ---
Title   : Quand le CCI arrêtera de raconter n'importe  quoi , il sera plus crédible
Author   : patrice Bardet
Organisation   : 
Email   : 
Phone   : 
Address   : 
Related Link   : 
Time Posted   : Friday, Jun 18 2010, 2:13am
--- Comment Content ---

- Le casse de 2003 a concerné le régime général

- le CCI fait ici la preuve qu'il ne connait même pas la position des organisations syndicales

pour ce qui est de la CGT, lire les "repères revendicatifs"

Concernant les retraites, la fiche n° 22 http://www.cgt.fr/spip.php?page=article_dossier1&amp;id_article=29#21

Plus précisément sur la pénibilité, voir aussi le blog de "Où va la CGT"

"La pénibilité, symbole d'une réforme de classe ! " http://ouvalacgt.over-blog.com/article-la-penibilite-symbole-d-une-reforme-de-classe-52447735.html



--- Comment 257105 ---
Title   : Sur le commentaire précédent :
Author   : Vieux Sympathisant de la Gauche communiste internationaliste
Organisation   : 
Email   : 
Phone   : 
Address   : 
Related Link   : 
Time Posted   : Friday, Jun 18 2010, 2:56am
--- Comment Content ---
Nous pouvons constater que dans le domaine purement administratif et bureaucratique, le dénommé Bardet est sans rival. Malheureusement, il est un poil hors-sujet.

Ainsi, il ne dit mot, et pour cause ! de la critique par le CCI de la soi-disant « riposte » syndicale, qui va dans le sens d'une division sectorielle, géographique, générationnelle des exploités et n'aboutit logiquement qu'à des « journées d'action » dont l'inefficacité ne fait plus de doute pour personne. Sauf pour Bardet, bien sûr, sinon pourquoi appeler à la grève le 24 juin, et UNIQUEMENT CE JOUR-LÀ ?

Par conséquent, il est loisible de constater que l'affirmation selon laquelle « le CCI raconte n'importe quoi » est infondée : il explique clairement que la logique syndicale est exactement la même que celle du gouvernement, et que la seule opposition entre les deux se fait sur les MODALITÉS de la réforme, aucunement sur sa NÉCESSITÉ. 

Quant aux causes du problème des retraites, je n'ai encore vu aucun syndicat nous expliquer qu'elle se trouve dans les fondements du système capitaliste et de la crise mortelle qu'il traverse…

--- Comment 257115 ---
Title   : que fait le CCI ?
Author   : patrice bardet
Organisation   : 
Email   : 
Phone   : 
Address   : 
Related Link   : 
Time Posted   : Friday, Jun 18 2010, 11:13am
--- Comment Content ---
si le CCI veut appeler à la grève générale, bien entendu illimitée et révolutionnaire, on se demande ce qu'il attend pour le faire

- il n'est pas besoin de syndicat pour déposer un préavis légal, ni dans le privé, ni dans le public
- le CCI étant partisan de la grève illégale ( c'est bien ), il n'est pas besoin de syndicat
- le syndicalisme est extrêmement faible : 3% de syndiqués dans le privé
- bon nombre de ces 3% ne sont pas militants
- 97% des salariés ne sont pas syndiqués
- 50% des boites n'ont pas de syndicat
- presque 100% des petites boites n'ont pas de syndicat

<strong>Le CCI a un boulevard devant lui, une occasion unique de faire sa propagande à la sortie des boites, dans les quartiers en faveur de la grève

Les adeptes du CCI ont une occasion unique, pour le peu qu'ils s'impliquent à hauteur de ce qu'ils exigent des autres

Ce n'est pas un problème de financement : le CCI pourra compter sur la solidarité ouvrière

Faudra pas s'en tenir à Indymédia, et venir parfois (rarement) squatter les manifestations syndicales, mais retrousser ses manches

Allez, le CCI, attelez vous à la tâche !

Chiche, si le CCI se décide à le faire, je suis même prêt à y participer 

</strong>

Sinon, c'est du pipeau




More information about the Imc-france-nantes-mode mailing list