[mode] Edit Story 23038
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Tue Feb 22 07:21:20 PST 2011
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Date : Tuesday, Feb 22 2011, 9:21am
Action : Edit Story 23038
Reason : <not specified>
Link: http://nantes.indymedia.org/article/23038
--- Story 23038 ---
Title : [Rennes] Réunion publique du Comité de liaison universitaire-précaire
Subtitle : Rennes 2, 12h30 HALL B
Topic : Education
Region : Local
Type : Agenda
Event Time : Thursday, Feb 24 2011
Language : Francais (fr)
Author : Comité de liaison universitaire-précaire
Organisation :
Email : univerprecaire at riseup.net
Phone :
Address :
Related Link : http://maisondelagreve.boum.org/les-permanences/comite-de-liaison-universitaire/article/reunion-publique-jeudi-24-fevrier
Time Posted : Thursday, Feb 17 2011, 9:26am
--- Summary ---
En perspective, un travail de liaison avec les<br />
étudiants de Nanterre en lutte contre le CROUS et ses expulsions<br />
arbitraires, de Brest contre l'augmentation du prix du RU, des<br />
mobilisations à l'échelle européenne prévues fin mars contre les<br />
politiques néolibérales dans l'enseignement supérieur.<br />
Et enfin, la possible participation au contre-sommet du G8 de l'éducation,<br />
à Dijon en mai prochain.
--- Content ---
Pour une université accessible à tous !<br />
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Luniversité, malgré le contrôle continu, la fièvre des examens, la peur du chômage, reste encore un de ces espaces publics où lon peut chercher à apprendre et comprendre notre monde, prendre le temps de la réflexion; en dehors, nous sommes bien souvent soumis à un mode de vie où le rendement, lurgence daccomplir des tâches et fonctions pré- définies, la subordination à des supérieurs hiérarchiques est au premier plan.<br />
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Depuis un certain nombre dannées, les gouvernements successifs et leurs collaborateurs à la tête des établissements cherchent à inverser la tendance qui a vu luniversité souvrir progressivement bien au delà des seuls rangs des enfants de la bourgeoisie: développement de frais dinscription supplémentaires dans certaines universités, volonté de décourager les lycéens de sinscrire en fac, suppression de postes dans lenseignement et la fonction publique...<br />
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Les bourses sont maintenues à un niveau ridiculement bas tandis que les tarifs et loyers continuent daugmenter. Les étudiants, malgré leurs revenus réels, sont toujours regardés comme une couche de privilégiés, et pas comme les précaires à lavenir incertain quils sont. Pour la plupart de ceux qui ne sont pas aidés par leurs parents, il est indispensable de se salarier, ce qui réduit fortement leurs chances de succès aux examens. Nous restons encore prisonniers dune logique où lon favorise ceux que la naissance a déjà favorisés.<br />
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Dans le même temps, les réformes gouvernementales ont cherché à accorder plus dautonomie aux universités, cest à dire dans les faits, à opérer un désengagement financier de lEtat tout en accordant plus de pouvoir à léquipe dirigeante pour gérer luniversité selon des impératifs de compétitivité et de développement qui impliquent notamment de chercher des partenariats avec les entreprises privées. Cette évolution conduit à deux phénomènes majeurs: lapparition de diplômes et de travaux de recherche directement commandés par les entreprises; lextension visible de la présence des entreprises sur le campus et la privatisation croissante des services.<br />
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Un exemple: aujourdhui, dans 22 académies sur 26, le système de porte-monnaie électronique Moneo a été imposé aux étudiants, alors quil a fait un flop partout ailleurs. Dans certaines universités, les étudiants ne peuvent pas boire un café, manger à la cafétéria, voire accéder aux salles de cours, sils nont pas leur carte sur eux; tout cela pour que Moneo puisse toucher des commissions sur chacune de leurs «transactions». Lintroduction de Moneo à Rennes 2 est prévue à la rentrée prochaine.<br />
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Alors que les directions duniversité aiment à safficher «ouvertes» sur le monde et sur leur environnement immédiat (notamment les quartiers populaires comme ici à Villejean) on observe une tendance à refuser laccès des campus à des précaires qui contribuent à les faire vivre, notamment par leurs activités associatives, culturelles, syndicales et politiques, mais qui ne sont pas ou plus formellement inscrits à luniversité.<br />
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On en connaît les raisons: interdiction de sinscrire sans le bac (comme si quelquun qui navait pas le bac était incapable de comprendre un cours duniversité) quasi-impossibilité dêtre inscrit à la fac quand on touche une allocation chômage ou le RSA, impossibilité de bénéficier dun statut dauditeur libre à un tarif modique, frais dinscription exorbitants pour les cursus longs, plafonnement dâge pour laccès aux bourses... Alors que nous vivons dans une société de la formation continue, où la limite entre études et travail est de plus en plus floue, les universités, au lieu de se développer comme secteur public et accessible à tous de production et de transmission des savoirs, tend à régresser vers une fermeture sur soi qui lapparente à nimporte quelle entreprise privée.<br />
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Le comité de liaison universitaires-précaires, qui sest constitué à la suite du mouvement social contre la réforme des retraites, regroupe essentiellement des étudiants, ex-étudiants, chômeurs, précaires, syndicalistes, militants associatifs, etc., désireux de défendre cette idée dune université débarrassée des critères de nationalité, de classe et de statut qui en restreignent laccès. Une université où tous ceux qui veulent y étudier et travailler pourraient inventer ensemble, sur un pied dégalité, une idée émancipatrice de lautonomie, opposée à lautonomie de décision des équipes dirigeantes et des élites économico-politiques.<br />
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Avec cette réunion publique, nous vous convions à venir partager des idées (actions, revendications, événements...) quand à la manière de créer une alternative à lévolution néo-libérale actuelle de luniversité.<br />
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