[imc-france-nouveaux] (sans objet)

Irak Infos irakinfos at altern.org
Mar 21 Sep 15:07:00 PDT 2004


Bulletin d'informations sur les luttes féministes et sociales en Irak - n° 5

(a) Crimes islamistes contre les femmes de Mossoul (Irak)
(b) Les groupes armés du Parti communiste-ouvrier d’Irak défendent les habitants d’Aal-Jihad et d’al-Furat.
(c) Extrait d'une interview de Khasro Saya, l'un des leaders du parti communsiet-ouvrier d'Irak, sur la lutte armée.
(d) Extrait d'une interview de Ahmed Hassan,  directeur de la programmation de Radio Ela al-Amam, Bagdad
(e) Pour la libération des otages français en Irak !


(a) Crimes islamistes contre les femmes de Mossoul (Irak)


Dans le secteur de la santé publique à Mossoul, les islamistes ont commis plusieurs crimes misogynes, montrant une fois de plus leur inextinguible soif de sang et leur haine des femmes. Ces sauvages ne peuvent tolérer que des femmes travaillent à l’extérieur. Ils les veulent couvertes du hejab et de vêtements épais, jetées à la cuisine, servant comme des esclaves. Ils les veulent humiliées, sans opinion sans caractère, sans vie humaine.
Les groupes islamistes exploitent le chaos, le manque de sécurité et l’absence de loi depuis que l’occupation américaine a répandu l’horreur terroriste à travers l’Irak. Aujourd’hui, ils vont de plus en plus loin dans leurs actes criminels contre les femmes et contre leurs droits les plus élémentaires. Récemment, ces dix femmes ont été assassinés par les islamistes :
- Lina al-Aswad, médecin, qui pratiquait depuis dix ans. Tuée par balle à al-Qayara, Mossoul.
- Hefo Abdul Safar, pharmacienne à l‘hôpital d’al-Khansaa. Tuée par balle devant sa maison, dans le quartier d’al-Noor. Sa famille est également menacée de mort par les terroristes.
- Sanabul Nwel Tabakh, vétérinaire, tuée dans le quartier de Wahda, alors qu’elle allait travailler.
- Layla Abdulla al-Hadj Said, professeur de droit, doyen de la faculté de Droit de l’université de Mossoul. Tuée par balle, ainsi que son mari. Elle a été ensuite décapitée, afin de terroriser la population du quartier.
- Iman Adbul Monem Younis, maître de conférence à la faculté des langues et directrice du département de traduction de l’université de Mossoul, tuée par balle.
- Tagrid Abdul Masih, et sa sœur Hala Abdul Masih, fonctionnaires à Bartil.
- Tara Majeed Butros, fonctionnaire à Bartila.
Les assassinats de femmes travailant colme interprètes, ou employées par des compagnies étrangères, sont monnaie courante. Nombre d’entre elles sont été tuées ces derniers mois à Bagdad et dans d’autres villes d’Irak. Le simple faitr d’être une femme est devenu un risque mortel...
Organisation pour la liberté des femmes en Irak, 14 septembre 2004


(b) Les groupes armés du Parti communiste-ouvrier d’Irak défendent les habitants d’Aal-Jihad et d’al-Furat.
A l’appel lancé par le Parti communiste-ouvrier d’Irak, plusieurs dizaines d’habitant-es d’al-Jihad et d’al-Furat, dans la banlieue de Bagdad, ont formé des groupes armés pour défendre leur quartier. Le 12 juillet, un gang a ordonné aux commerçants du quartier d’al-Jihad de fermer boutique. Le Parti communiste-ouvrier a aussitôt envoyé une délégation, qui a rassuré les commerçant, et les a encouragé à rester ouvert jusque minuit. Le 13 août, quatre hommes en moto, ont tenté une opération militaire à al-Jihad, mais ils ont été chassés par ces groupes armés, qui ont blessé l’un d’entre eux.
Par ailleurs, le camarade Sami Abu Muhammad, leader du parti communiste-ouvrier à al-Jihad, a averti les troupes US qu’elles ne devaient plus entrer dans ces deux quartiers. Le parti a tenu plusieurs meetings pour expliquer sa politique de protection, très bien reçue par les habitant-es. Plusieurs membres de la police irakienne ont rejoint les groupes armés du parti et sont maintenant en charge des patrouilles et des check-points dans ces deux quartiers.
Le Parti communiste-ouvrier d’Irak assure aux habitant-es d’al-Jihad et d’al-Furat qu’il continuera d’assurer leur protection contre le terrorisme qui fauche chauqe jour des dizaines de vie.


(c) Extrait d'une interview de Khasro Saya, l'un des leaders du parti communiste-ouvrier d'Irak, sur la lutte armée
Q : Est-ce que la lutte armée peut être considérée comme une méthode de lutte pour la classe ouvrière dans l’ère actuelle ? Manifestement, le Parti communiste-ouvrier a chois la lutte politique contre les forces d’occupation et contre les forces bourgeoises locales. Est-ce que tu penses que c’est suffisant pour réaliser les objectifs du parti, expulser les forces d’occupation et contrebalancer l’influence des islamistes et des baasistes ? Est-ce que ce sera assez pour en finir avec le sinistre scénario que se déroule en Irak ? Dans quelles circonstances le Parti communiste-ouvrier s’engage dans la résistance armée ?
Khasro Saya : Oui. Pour se défendre, pour défendre ses acquis, pour mettre en place son propre pouvoir, la classe ouvrière a besoin de la lutte armée. Face à la violence de la classe bourgeoise, à ses mouvements politiques et à ses armées, aux dizaines d’appareils militaires de l’état bourgeois, la classe ouvrière ne peut s’en tenir aux grèves et aux manifestations pour changer le système actuel. Cependant, la classe ouvrière moderne et urbaine a ses propres méthodes, son propre style, qui diffèrent totalement de la lutte armée classique du nationalisme, qui est employée par les nationalistes de gauche pour la libération de la « patrie » et du « peuple ». Pour la classe ouvrière , la lutte armée n’est pas supérieure aux autres formes de lutte, elle n’en est pas l’aboutissement.
Il me semble que ce qui sous-tend cette question, c’est la lutte armée, telle qu’elle a largement été employée contre les politiques d’occupation coloniale et impérialiste au XXe siècle, par des mouvements nationalistes combattants qui considéraient cette forme d’action comme leur identité, parce qu’elle visait à libérer la « patrie ». Elle était alors présentée, en théorie, comme la guerre du peuple.
Par contre, pour la classe ouvrière, le besoin d’employer les armes émerge de la vie sociale, de sa propre position économique. Et elles sont utilisées en même temps que d’autres méthodes de lutte économiques, politiques et organisationnelles, pour défendre la liberté, la dignité, les acquis des luttes prolétariennes. Du point de vue de la classe ouvrière, selon les circonstances, la résistance armée contre les occupants n’est que l’un des aspects de le la résistance sociale et politique pour construire le pouvoir des masses. Organiser la révolution, lancer des insurrections armées, créer des commandos locaux et régionaux pour les opérations armées, former une garde militarisée pour le parti et les conseils ouvriers, bâtir une armée rouge sont des formes d’organisation qui, avec la lutte politique, économique et sociale, deviennent des formes nécessaires du combat ouvrier.
L’idée selon laquelle le Parti communiste-ouvrier d’Irak devrait d’abord utiliser la lutte politique et seulement ensuite la lutte armée, n’est pas correcte. Nous rejetons ce genre d’étapes. Notre conception de la résistance armée est totalement différente de celles des islamistes et des baasistes qui opèrent actuellement en Irak. Nous nous considérons d’ores et déjà comme un parti armé et, en même temps que d’autres formes de lutte, nous développons nos capacités militaires et nous essayons d’armer les masses et leurs organisations selon une stratégie militaire. Nous luttons de manière à inverser la balance du pouvoir militaire, afin d’expulser les troupes d’occupation, diminuer l’influence de l’Islam politique sur a vie des gens, développer le pouvoir des masses et leur permettre, avec leurs représentant-es, de contrôler leurs propres affaires, aussi bien au niveau des quartiers, des villes, des régions, que du pays entier. Notre objectif est de restaurer la vie civile, la 
 sécurité, la liberté et de mettre
fin au sinistre scénario qui se déroule actuellement en Irak.


(d) Extrait d'une interview de Ahmed Hassan,  directeur de la programmation de Radio Ela al-Amam, Bagdad
Solidarité Irak : Récemment, vous avez lancé un appel à soutien pour la radio Ela al-Amam. Peux-tu nous parler de cette radio ?
Ahmad Hassan : Radio Ela al-Amam a été créée parce qu’il n’existait aucune autre radio qui répondait aux aspirations des masses, qui parlait de la lutte de classe des travailleurs et des pauvres en Irak. A travers ses programmes, elle a attiré un large spectre de travailleurs des médias. Par le sérieux de son travail, elle a été à même de clarifier sa ligne directrice et acquérir un caractère unique. Les campagnes de reportages et la couverture médiatique ont accru sa crédibilité et sa transparence. Les reportages sont sérieux et documentés. Nous exerçons une pression constante sur les autorités pour qu’elles traitent réellement les problèmes et les difficultés que les masses doivent affronter.
SI : Comment a-t-elle été fondée ?
Ahmad Hassan : Radio Ela al-Amam a été fondée le 9 avril 2003, le jour même de la chute du régime bassiste, par un groupe de militant-es, avec très peu de moyens. Dès ce premier jour, elle a insisté sur le fait que l’Irak a besoin, comme toute autre société civile, d’un état moderne et laïque capable de satisfaire les aspirations contemporaines. L’Irak a besoin d’un système de gouvernement qui permette aux masses d’intervenir et de participer dans la gestion de leurs propres affaires. C’est pourquoi notre radio a pris position contre le conflit réactionnaire qui oppose les USA et les différents groupes de l’Islam politique, en montrant qu’il n’avait rien à voir avec les souhaits du peuple, que les deux pôles de ce conflit étaient terroristes. Cette position a gagné la confiance des masses en Irak. Radio Ela al-Amam continue d’exposer l’hypocrisie des médias arabes et internationaux.
SI : Où est-elle située ?
Ahmad Hassan : Dans une construction très simple de la banlieue de Bagdad. Elle ne dispose que d’un équipement de base, en raison du manque de finances.
SI : Qu’est-ce que les gens peuvent entendre sur cette radio ? Y a-t-il seulement des programmes politiques, ou également des émissions éducatives, musicales, etc. ?
Ahmad Hassan : Radio Ela al-Amam a été une plate-forme pour les forces civilisées et laïques dans la société irakienne, pour les hommes et femmes qui aiment la liberté. Une plate-forme pour défendre les droits des chômeurs et des chômeuses, des enfants, de toutes les sections opprimées de la société. Elle a pris position contre le terrorisme des groupes islamiques et exposé la véritable nature de la soi-disant « résistance » qui enlève et assassine des citoyens innocents pour se tailler une part de pouvoir.
Radio Ela al-Amam a élevé une voix laïque et libératrice contre les plans de destruction de la société irakienne en sectes, nationalités, religions et tribus. Elle défend le caractère civil de la société irakienne. Elle a montré la réalité des proclamations américaines sur la guerre, les « droits de l’Homme » et la « construction de la démocratie en Irak ». Notre radio est différente des autres par ses programmes, qui touchent directement la vie et les conditions de vie des masses en Irak. Cela lui confère un statut particulier, et les masses participent directement aux émissions par leurs courriers et leurs appels téléphoniques. La plupart des émissions, comme « Une fenêtre sur l’art », reçoivent des appels, pour connaître les dernières nouvelles des arts, ou demander telle ou telle chanson. Comme je l’ai dit, cette diversité permet de jouir du respect et de la confiance des citoyens.
SI : Est-ce l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, le Syndicat des chômeurs et chômeuses ,et la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak ont leurs émissions ? De quoi parlent elles ?
Ahmed Hassan : Il y a bien sûr plusieurs émissions menées par ces organisations de masse sur Radio Ela al-Amam. Certaines sont hebdomadaires, d’autres quotidiennes comme « La liberté des femmes », qui est présentée en coopération avec l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak. Cette émission parle de la situation des femmes et leurs difficultés sous l’occupation et sous le poids des lois réactionnaires que les gangs de l’Islam politique tentent d’imposer à la population. Ce programme a joué un rôle réellement significatif dans le rejet de la résolution 137 que les groupes islamiques réactionnaires au sein du Conseil de gouvernement ont tenté d’imposer à la société irakienne. Cette campagne que l’Olfi a mené grâce à la radio a aidé à mobiliser les forces libératrices contre cette résolution. La station a reçu un nombre incroyable d’appels à ce sujet.
L’émission « contre le chômage » est, elle, présentée en collaboration avec le Syndicat des chômeurs et chômeuses en Irak et constituée de nouvelles sur ses activités. Elle traite ce sujet très sérieusement. Pour ce qui est de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak, au-delà de la simple couverture de ses activités, la radio propose une émission nommé « le magazine des travailleurs et des travailleuses » qui traite de la situation, des revendications et des difficultés de la classe ouvrière.
La radio a ouvert une ligne téléphonique directe sur les activités des partis qui défendent les masses irakiennes, particulièrement le Parti communiste-ouvrier d’Irak. Cette période a montré, plus que n’importe qu’elle autre, que ce parti constituait la seule alternative pour les aspirations du peuple. Durant l’année écoulée, cette organisation s’est enracinée fermement dans les luttes et a assumé un rôle de direction et d’organisation des mouvements de masse. C’est pourquoi sur Radio Ela al-Amam sont régulièrement diffusées des émissions produites en coopération avec ce parti, comme « Un monde meilleur », qui traite des revendications et des problèmes quotidiens de la population en Irak et propose des réponses. De plus, l’émission invite régulièrement un représentant du parti, afin que les gens puissent l’interroger directement.



(e) Pour la libération des otages français en Irak !

Journalistes et spécialistes du Proche-Orient, auteurs d’une biographie sans concession de Saddam Hussein, Christian Chesnot et Georges Malbrunot ont été pris en otage par l’Armée islamique en Irak. Dans son communiqué, elle demande à la France « d’annuler la loi sur le voile, en raison de ce qu’elle comporte comme injustice et agression contre l’islam et la liberté personnelle dans le pays de la liberté présumée ».
Rappelons que l’Armée islamique en Irak a déjà assassiné, voici quelques jours, le journaliste italien Enzo Baldoni, après avoir réclamé le départ des troupes d’occupation italiennes. Elle avait par ailleurs retenu en otage le chauffeur routier Angelo de la Cruz, dont la classe ouvrière philippine avait fait le symbole des travailleurs immigrés contraints de travailler dans les conditions les plus dangereuses à l’étranger. Elle s’était également rendue coupable de l’assassinat de deux autres travailleurs immigrés pakistanais, l’ingénieur Raja Azad et le routier Sajjad Naeem, qui travaillaient en Irak pour une compagnie koweitienne. Enfin, l’armée islamique en Irak avait également revendiqué le massacre de quatre civils américains à Falluja, dans des conditions qui avaient soulevé la réprobation en Irak même.
Ces méthodes terroristes n’ont rien à voir avec la résistance à l’occupation. Elles témoignent d’une idéologie raciste, xénophobe, anti-ouvrière, et d’un fondamentalisme religieux hostile aux femmes et à la laïcité. Elles révèlent que cette organisation poursuit une stratégie globale en faveur de l’Islam politique, dans laquelle la lutte contre l’occupation en Irak n’est qu’un instrument. Les forces d’occupation menées par les USA d’un côté et les forces réactionnaires de l’islam politique et du baasisme de l’autre, ont fait de l’Irak leur champ de bataille qui favorise l’emploi de telles méthodes.
Solidarité Irak condamne fermement cette nouvelle prise d’otages et affirme son soutien à Christian Chesnot et Georges Malbrunot, ainsi qu’à leurs proches. Elle réclame la libération de tous les otages actuellement détenus en Irak, aussi bien par les groupes armés que par les forces d’occupation - et notamment la libération des prisonniers et prisonnières d’Abu Ghraib.
Solidaire des travailleuses et travailleurs, des chômeurs et chômeuses qui luttent pour la liberté, l’égalité, la laïcité et le socialisme en Irak, qui s’organisent à la base dans les conseils ouvriers, conseils de quartier ou de camps de réfugiés, Solidarité Irak organisera, avec l’Union des familles laïques, une conférence de presse avec Lena Musa, militante à Bagdad de l’Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak, Ahmed Hassan, directeur à Bagdad de la radio Ela al-Amam (En Avant !), Nader Baktash, militant du Parti Communiste-ouvrier d’Iran, et Bernard Teper, président de l’Union des Familles Laïques (jeudi 2 septembre, dans ses locaux, au 27, rue de la Réunion, Métro Buzenval, à 18 h 30).



Ces articles sont issus du site www.solidariteirak.org. Si vous ne souhaitez plus recevoir d'informations sur la situation sociale en Irak, ou les recevoir à une autre adresse, ou si vous souhaitez en savoir plus sur les moyens de venir en aide aux chômeurs et chômeuses en Irak, écrivez à irakinfos at altern.org.
-------------- section suivante --------------
Une pièce jointe HTML a été enlevée...
URL: http://lists.indymedia.org/pipermail/imc-france-nouveaux/attachments/20040922/6e7d0c82/attachment.htm


Plus d'informations sur la liste de diffusion Imc-france-nouveaux