clip pour la libération des prisonniers d\'Action Directe-#73080
Liste du collectif animant le CMI Paris / Île-de-F
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Jeu 23 Nov 11:24:38 PST 2006
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> à propos de : clip pour la libération des prisonniers d\'Action Directe
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N\'OUBLIONS PAS QUE LA \"PUNITION\" INFLIGEE EST DE L\'ORDRE DE LA RAISON D\'ETAT. Le traitement ignoble infligé à ces prisonniers politiques n\'est pas tant lié à leurs
opinions qu\'à leurs relations anciennes avec quelques amis libanais qui les ont peut-être embringués dans une opération qui n\'était pas sans faire penser à celles pratiquées par la Stasi avec Baader et Carlos. Le gouvernement français a toujours traité avec ceux qu\'ils appelle \"terroristes\" puisque les affaires franco-iraniennes et franco-irakiennes l\'ont bien montré depuis 30 ans. Alors la moindre des choses serait d\'accorder à ces militants déjà brisés par l\'Histoire des conditions décentes d\'incarcération..Nous doutons que Ségolénita y songe en priorité, alors il faudra régulièrement le lui rappeler.
BREF RAPPEL DES FAITS :
Relations franco-iraniennes depuis la révolution islamiste.
Guerre Iran-Irak
Après le bombardement le 7 juin 1981 par Israël de la centrale nucléaire
irakienne de Tammuz (nom irakien de la centrale, en français:Osirak), dont les
réacteurs ont été livrés par les Français, la France réagit en prenant parti
pour l\'Irak. Presque tous les citoyens français résidant en Iran sont évacués
en août 1981, et, à la demande des États arabes de la région, l\'aide française
à l\'Irak s\'intensifie. Des Mirage F1, commandés en 1977 sont alors livrés à
l\'Irak. En octobre 1983, la France prête cinq Super-Étendard transportant des
missiles Exocet[19] afin de détruire les installations iraniennes leur
permettant d\'exporter leur pétrole. La réponse de la république islamique ne se
fait pas attendre et prend la forme de prise d\'otages au Liban et d\'attaques
terroristes sur le sol français.
Malgré le fait que la France ait clairement pris parti pour l\'Irak lors de ce
conflit, elle réussit tout de même à continuer à vendre des armes à l\'Iran
grâce à des canaux indirects.
Suite à la révolution de 1979 la France refuse de fournir de l\'uranium enrichi à
l\'Iran. L\'Iran n\'a pas non plus pu cautionner son investissement dans Eurodif,
société anonyme fondée en 1973 par la France, la Belgique, l\'Espagne et la
Suède. En 1975, la part suédoise de 10% dans Eurodif est attribuée à l\'Iran à
la suite d\'un accord entre la France et l\'Iran. La compagnie française
nationalisée Cogéma et le gouvernement iranien fondent alors la Sofidif
(Société franco-iranienne pour l’enrichissement de l’uranium par diffusion
gazeuse), possédant respectivement 60% et 40% des parts. En retour, la Sofidif
a acquis une part de 25% dans Eurodif, ce qui donne à l\'Iran sa part de 10%
dans Eurodif. Reza Shah Pahlavi prête un milliard de dollars US (et encore 180
millions de US$ en 1977) pour la construction de l\'usine Eurodif, afin d\'avoir
le droit d\'acheter 10% de la production du site. En 1982, le président François
Mitterrand refuse de donner le moindre uranium à l\'Iran, qui a aussi réclamé la
dette de un milliard de US$. Le 17 novembre 1986, l\'ex-président du directoire
d\'Eurodif Georges Besse (alors président de la régie Renault) est assassiné.
L\'assassinat intervient le même jour que le premier remboursement français à
l\'Iran dans le cadre d\'Eurodif (330 millions USD). L\'acte est revendiqué par
des militants d\'extrême gauche d\'Action directe. Cependant, ils ont nié toute
responsabilité pendant leur procès. Dans leur enquête La République
atomique, France-Iran le pacte nucléaire, David Carr-Brown et Dominique Lorentz
insistent sur la responsabilité des services secrets iraniens, qui auraient
manipulé Action directe à travers les liens de cette organisation avec les
Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL). Plus important encore, ils montrent comment l\'affaire des otages français est liée au chantage iranien.
Le chantage iranien s\'est également exprimé lors de la série d\'attentats en France en 1985-1986. Finalement, un accord est trouvé en 1991: la France rend plus de 1,6 milliards de US$. L\'Iran reste actionnaire d’Eurodif via la Sofidif, un consortium franco-iranien actionnaire à hauteur de 25% d\'Eurodif. Cependant, l\'Iran s\'est abstenu de demander l\'uranium produit et depuis les militants d\'A.C. croupissent en QHS.
E.P.U.
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