[Imc-france-toulouse] Suite du Café Politique du 8 juin.
Saint Pierre
fsp at cict.fr
Lun 12 Juin 14:03:58 PDT 2006
Après un repas convivial (merci à tous ceux qui ont emmené des plats
excellents) nous avons eu droit à un débat animé.
Consensus :
1) Sur la limite de la formule... un débat soit avec des intervenants
soit "entre nous" ne changera pas la face du monde.
2) Comprendre le monde est certes utile à chacun, mais ne remplace pas
"l'action".
Dissensus :
1) Certains pensent que dans la logique démocratique, le Café Politique
pourrait à chaque fois se constituer en micro-AG citoyenne et choisir (ou
non) de soutenir des actions ou des prises de positions.
2) Pour d'autres ce qui compte c'est que chacun soit dans divers réseaux
plus ou moins spécialisés mais fortement impliqués dans l'action sociale :
partis, syndicats, associations, coordination de lutte... L'action politique
demande de l'expérience et la mise en œuvre de solidarités très fortes en
cas de problèmes. Le Café Politique n'est pas apte à répondre à cette
demande il doit se contenter modestement d'être un lieu de réflexions, de
rencontres et d'échanges.
Compromis cependant sur la nécessité de ne pas "ronronner" et de rester
dynamique tant au niveau des débats qu'au niveau du site.......
Deux réactions suite à ce débat......
Celle de Christophe Helson et celle de Cécile Pébereau
François Saint Pierre
I have a dream
Je rêve qu'un jour notre système politique s'appuie sur l'opinion des agoras
populaires pour prendre des décisions. Une nouvelle démocratie vivante est à
inventer.
Nous savons que l'opinion des électeurs compte dans notre système actuel.
Malheureusement nous disposons seulement des instituts de sondage, avec
leurs questions aux réponses formatées, pour mesurer cette opinion aux
contours toujours flous. Par contre, la liberté de parole offerte dans un
espace tel que le café politique n'a pas de cases dans lesquelles elle doit
s'insérer. Il apparaît évident que de nouveaux moyens de se faire entendre
sont nécessaires pour atteindre une représentation réelle, fiable et
spontanée des citoyens dans les décisions publiques.
Mais quand j'évoque la nécessité d'être entendu, je pense aux étudiants qui
me répondaient ce soir que tant qu'ils manifestaient paisiblement, le
pouvoir les ignorait, quelque soit leur nombre. Et c'est seulement quand ils
ont commencé les actions dures que la donne a commencé a changé et qu'ils
sont finalement arrivés à leur fin avec le retrait du CPE. Il est vrai que
dès que l'on rentre dans le domaine des revendications que ce soit pour
obtenir de nouveaux droits ou pour refuser de nouvelles lois, on rentre dans
l'arène du rapport de forces.
C'est pour cela qu'il faudrait mettre en place dans la loi française un
statut officiel pour les cafés politiques / agoras du peuple, afin que
celles ci aient force de propositions dans les décisions politiques. On peut
toujours rêver... moi aussi j'ai besoin d'un peu d'utopie parfois pour
avancer, alors allons-y.
La légitimité de ces différents groupes de personnes reposerait uniquement
sur la force de leur engagement bénévole à réfléchir, analyser et émettre
des opinions sur les sujets essentiels du vivre ensemble. Ces assemblées
seraient organisées selon des statuts précis mais basées sur la libre
participation de chacun, la stricte indépendance par rapport aux partis
existants, le devoir absolu de respecter les différences d'opinions émises.
On en trouverait un peu partout en France, de Toulouse à Fort-de-France.
Je crois que nous avons besoin d'inventer une couche supplémentaire de
représentativité fondée sur d'autres principes que l'élection de
parlementaires. C'est l'engagement des personnes motivées qui serait le
facteur essentiel pour les politiques publiques. Quant à ceux qui préfèrent
rester chez eux à regarder le foot, très bien, mais alors ce n'est pas à
ceux là de peser lorsque viendra l'heure du choix.
Bon évidemment il faudrait un peu organiser tout ça... Mais c'est bien ce
type d'espoir qui me donne envie de donner plus de volume au café politique.
Ce que je trouve fabuleux dans notre groupe, c'est justement qu'il incarne,
qu'il donne vraiment chair à ce principe de reprise de la parole par le
peuple. J'ai entendu ce soir que le café politique était pour certains une
occasion de se ressourcer, de recharger les batteries pour aller ensuite
diffuser ses idées ou ses actions positives sur d'autres fronts. Je crois
beaucoup à cette idée du pollen qui s'en va avec le vent fertiliser d'autres
champs.. Si le café permet des rencontres entre des gens sur la même
longueur d'onde qui vont initier ensembles des actions concrètes, c'est très
bien aussi. Je retiens également de cette soirée qu'il faut toujours se
questionner sur quel prolongement concret nous pouvons donner à nos
discussions. Mais pour moi, à l'heure actuelle en tout cas, l'ACTION à
privilégier est de renforcer le café politique de Balma et d'en faire une
véritable caisse de résonance citoyenne et j'espère qu'un jour elle fera du
bruit bien au delà des Midi-Pyrénées.
Christophe
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Lors du café politique de ce Jeudi, j'ai remarqué l'intervention d'un jeune
homme que j'ai beaucoup appréciée parce qu'entre autres je l'ai trouvée
porteuse d'espoir pour toutes les' vieilles générations' ; mais je regrette
que sa motivation ne semble avoir d'égale que sa frustration de ne pouvoir
poursuivre des actions citoyennes à l'instar de celles effectuées contre le
CPE.
Or, si tu peux lui transmettre mon message,Je souhaiterais lui dire que je
participe à un groupe dans lequel on trouve des associatifs, des membres de
divers partis ou syndicats mais aussi des gens réfractaires aux partis, aux
syndicats ou autres formes d'organisations institutionnalisés ...
Nous sommes animés au-delà de nos engagements différents, quand il y'en a,
par la volonté de réfléchir et d'agir ensemble pour proposer d'autres
valeurs que celles actuellement imposées à la société.
Le débat de ce Mercredi est un exemple d'actions en cours ;
Je t'en fais parvenir l'information afin que tu puisses la transmettre à
Florent et à ses amis. Son intervention semble rejoindre, tout au moins en
partie, les préoccupations des différentes personnes qui ce jour là vont se
réunir.......
Cécile
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Débat en commun, mecredi 14 juin à 20 h 30 Salle du Sénéchal à TOULOUSE
La révolte de novembre dernier a une nouvelle fois mis en lumière le
malaise, les injustices vécus dans les quartiers populaires. Comme rarement,
des paroles politiques d'habitant-e-s ont alors émergé pour dire le
phénomène de ségrégation qui isole les quartiers populaires et interroge la
société française dans son ensemble en mettant en question les valeurs
républicaines qu'elle affiche.
Pourtant, malgré la reconnaissance de ces discriminations et les
déclarations d'intention, le monde politique continue de ne pas s'interroger
sur leurs causes et leur caractère systémique, ou de ne pas inscrire la
garantie effective de l'égalité des droits pour tout-e-s dans ses priorités.
Le débat sur la laïcité masque des préjugés profondément ancrés dans les
consciences, et certaines grilles de lecture de ces discriminations,
notamment le traitement post-colonial des populations concernées, suscitent
des réactions allant du scepticisme à un rejet le plus virulent.
Nous pensons que toute initiative politique dans les temps à venir ne pourra
pas faire l'impasse de ces questions fondamentales, et qu'un large débat
doit être ouvert dès à présent.
C'est pourquoi, suite à un premier débat sur les échéances électorales
organisé par l'Alternative Midi-Pyrénées, nous invitons en retour ses
militant-e-s et les autres acteurs politiques et associatifs de Toulouse à
participer à une rencontre autour de cette problématique le :
mercredi 14 juin à 20h30 à la salle Sénéchal, 17 rue de Rémusat.
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