[indymedia-fr] ReSPUBLICA N° 379

respublica1792 journal at gaucherepublicaine.org
Ven 9 Sep 09:05:23 PDT 2005


ReSPUBLICA N° 379
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Paru le 9 septembre 2005
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LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE

"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire; c'est de ne 
pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire 
écho..."

Jean Jaurès

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SOMMAIRE
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1- CHRONIQUE D'EVARISTE

L'Etat ne peut pas tout ?, mon pauvre, par Jean-Luc Mélenchon

2- FRANCE

REFLEXIONS A GAUCHE
A/ Tribune libre de Pierre Carassus, parue dans Marianne, sur l'état 
de la gauche
B/ Elections législatives allemandes, un sérieux sujet de réflexion, 
par Marc Gauquelin

REFUSER L'OFFENSIVE ISLAMISTE
A/ Refuser la charia au Canada, succès du rassemblement parisien, par 
Jocelyn Bézecourt
B/ Intervention de Michèle Vianes, devant l'ambassade du Canada
C/ Initiative à Lille, par Ufal Lille
D/ Les démocraties ont le droit et le devoir de se défendre, par 
Corinne Lepage
E/ A propos de Sant'Egidio, par Hakim Arabdiou

LAICITE
A/ En défense de l'université républicaine et laïque, par le SNPREES-
FO
B/ Europe et laïcité, par Martine Lozano

FEMINISME
Deux pubs qui ébranlèrent l'immonde, par Elise Thiebaut

COMBAT SOCIAL
Le « tous ensemble », pas un rêve, une nécessité, par Jean-François 
Chalot

DROITE COMMUNAUTARISTE
A/ Un ministre de la République justifie la polygamie en France, par 
Kebir Jbil
B/ La phrase qui trahit les méthodes de Sarkozy, par Stéphane Arlen


1- CHRONIQUE D'EVARISTE
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"L'ETAT NE PEUT PAS TOUT ? MON PAUVRE !"
 
 La Louisiane noyée par un cyclone et martyrisée par un Etat absent 
et une société d'injustice sociale sera le Tchernobyl du régime 
absurde qui gouverne les USA. Rien de tel qu'une catastrophe pour 
révéler ce que vaut un système. A la face du monde éclatent 
l'incurie, la bureaucratisation, l'inefficacité et l'égoïsme de la 
société libérale dans son centre le plus avancé.
 
Bon vent aux logisticiens de la Croix Rouge française qui vont aller 
enseigner aux sous-développés de la solidarité comment on s'occupe de 
ses semblables quand tout va mal ! Monsieur Bush a bien le bonjour 
des Français, citoyens d'un pays dévasté par une tempête 
catastrophique qui a réussi à rétablir le courant électrique et 
assisté le plus isolé des siens en moins de 48 heures ! Oui, la 
France, monsieur Bush, ce pays enfoncé dans la vieille Europe 
bureaucratique des acquis sociaux et des services publics !
 
Dorénavant les apologistes de la prétendue modernité sont renvoyés au 
spectacle consternant de 20 000 personnes abandonnées dans un gymnase 
au milieu d'une ville où flottent les cadavres une semaine après la 
catastrophe. Dans le malheur, au paradis libéral, il n'existe aucun 
autre moyen d'action que de ramener des militaires. Sur place, 
personne ne sait rien faire d'utile et d'ailleurs ne se propose pour 
aider à quoi que ce soit. Les Etats-Unis d'Amérique peuvent déplacer 
en un jour des milliers de soldats pour envahir un pays situé à des 
milliers de kilomètres mais sont incapables de transporter leurs 
compatriotes en bus d'un endroit inondé à un endroit sec sur leur 
propre territoire. N'étaient les souffrances incroyables de tant de 
malheureux, on éclaterait de rire !
 
Mais en même temps cela fait froid dans le dos. Nous sommes nous-
mêmes déjà tellement avancés dans l'importation de ce modèle ! L'Etat 
en France, colonne vertébrale de notre modèle de développement depuis 
trois siècles, a été tellement appauvri et désorganisé ! Que saurions 
nous faire si nous étions frappés à notre tour ? Sommes -nous si 
brillants à l'heure où flambent les gourbis ? Et quand tant de monde 
est à la rue sans toit, ou bien précarisé et paupérisé ?
 
Ce week-end, on aura entendu que le pire reste à venir. Sarkozy a 
chauffé la salle à l'UMP en promettant de nouvelles remises en cause 
de ce qui fonde notre ordre public social : impôts, code du travail 
et ainsi de suite. On devrait payer un voyage en Louisiane à tous ces 
excités. Mais que peut-on attendre d'un homme qui répond au problème 
des logements qui brûlent en proposant d'expulser les mal logés ?
 
Par contre, on pouvait attendre mieux de François Hollande que le 
petit credo social-libéral entonné à La Rochelle, "l'Etat ne peut pas 
tout et j'assume la formule" ou "la concurrence libre et non faussée, 
c'est bien utile parfois". A sa décharge : le cyclone n'était pas 
encore passé en Louisiane et le premier incendie de logement 
insalubre datait de la veille. Comment pouvait-il savoir que le 
problème de notre époque, ce n'est pas la trop grande présence de 
l'Etat ?
 
Pendant ce temps, France Soir explique : "François Hollande n'ira pas 
mourir au cimetière des éléphants (...) Mais si les jeux ne sont pas 
faits c'est moins grâce à François Hollande qu'à cause de ses 
adversaires". La Nouvelle République précise : "La majorité en ordre, 
les minorités divisées". France Soir (29/08) conclut : "Hollande l'a 
échappé belle". Deux jours de bidouillages à NPS et un aller retour 
d'Emmanuelli à Fouras ont suffi à planter le décor de ce très mauvais 
début de congrès pour les oppositions. Jean Christophe Cambadélis 
peut donc triompher : "Je vous le dis off, ils ont raté leur rentrée. 
Montebourg et Peillon sont divisés sur leur stratégie. Et voila Henri 
qui leur fait la proposition d'une alliance sans Laurent Fabius ! 
(...) L'adversaire est éparpillé. Les socialistes étaient partis en 
vacances avec en tête l'éventualité d'un chambardement, ils arrivent 
à La Rochelle dans un climat stabilisé." (L'Est Républicain 27/08). 
L'essentiel est donc fait : "Au terme de ces trois jours, Laurent 
Fabius est apparu le plus en difficulté" (Le Monde 30/08).
 
Rappelons qu'il s'agit du seul candidat socialiste à la 
présidentielle qui se soit prononcé du même côté que les deux tiers 
des électeurs de gauche et que la majorité des électeurs socialiste à 
l'occasion du dernier référendum. On mesure l'exploit de ceux qui 
consacrent leur temps à briser sa candidature ! Mais pourquoi 
certains de leurs opposants leur facilitent-ils la tache ? Combien de 
Louisiane faut-il pour que s'impose aux esprits l'urgence des défis 
de notre époque ?  Et qui dirait à un secouriste qu'on doute de sa 
sincérité quand par chance il s'en présente un ?
Jean-Luc Mélenchon
. 
Pour toute réaction, pour tous ceux qui veulent participer au 
rassemblement des laïques et des républicains de gauche, contacter  
evariste at gaucherepublicaine.org


2 FRANCE
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REFLEXIONS A GAUCHE 
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A/ TRIBUNE LIBRE DE PIERRE CARASSUS PUBLIEE DANS MARIANNE A PROPOS DE 
L'ETAT DE LA GAUCHE

Avec le talent qu'on lui connaît, Jean-François Kahn a récemment 
dressé un constat implacable de la situation interne du PS1, avant de 
recenser les erreurs d'analyse commises par la gauche et qui 
hypothèquent encore son avenir. Or le danger est grand de voir les 
manoeuvres d'appareil en vue des élections de 2007 étouffer 
l'indispensable débat en profondeur que requiert le séisme du 29 mai. 
Ce débat, JFK a l'immense mérite de le lancer. Je voudrais y apporter 
une contribution, au nom de la Coordination Nationale de la Gauche 
Républicaine, en esquissant une réponse à deux questions 
essentielles : la gauche a-t-elle une marge de manoeuvre pour mener 
une politique alternative au néolibéralisme, et quelle inspiration 
faut-il donner à celle-ci ?
Remarquons tout d'abord que la question de la marge de manoeuvre dont 
disposerait la gauche au pouvoir n'est pour ainsi dire jamais posée 
par ses dirigeants. Certains estiment d'emblée que « tout est 
possible », quitte à procéder ensuite à de déchirants revirements ; 
d'autres au contraire jugent - sans le dire - cette marge de 
manoeuvre inexistante, la gauche n'ayant pour seul destin que 
l'accompagnement « social » de la mondialisation libérale.
Sans me faire l'apologiste de la « révolution bolivarienne » et sans 
y voir un modèle, je salue le courage politique d'Hugo Chavez et de 
son gouvernement qui s'efforcent de tracer un nouvel axe de 
développement pour le Venezuela, sans attenter aux libertés 
démocratiques. A quelques encablures des Etats-Unis, et malgré le 
déchaînement de haine orchestré par les grands médias du pays, qui 
sont presque tous entre les mains de l'oligarchie. Chavez utilise la 
rente pétrolière comme un levier pour réaliser ses réformes : il 
exploite ainsi une marge de manoeuvre bien réelle face à la 
mondialisation financière, tout en sachant passer les compromis 
nécessaires, qui sont le « b, a, ba » de toute politique.
Ce qui est possible aux Caraïbes ne le serait pas en Europe ? Nous ne 
pourrions que subir les effets de la mondialisation et des directives 
européennes qui en dérivent, alors que le Royaume Uni, pour ne citer 
que ce seul exemple, s'est octroyé la liberté de rester hors de la 
zone euro ? Même si elle est étroite, la marge de manoeuvre dont 
disposerait la gauche au pouvoir existe bel et bien. A nous de savoir 
l'élargir en consolidant la base sociale de l'alternative et en 
trouvant des alliés au-delà de nos frontières. A nous d'insuffler une 
nouvelle dynamique en Europe – plus de croissance, plus de progrès 
social, plus de démocratie - tout en faisant respecter par nos 
partenaires les choix du peuple français. A nous de concilier audace 
et réalisme dans l'exercice du pouvoir. En France, c'est bien connu, 
on n'a pas de pétrole, mais on a la République et des capacités 
économiques, scientifiques et techniques créatrices de richesses. A 
nous d'utiliser ces deux leviers.
Loin d'être une vieille lune, la République redevient une idée neuve 
dans notre pays. Pendant trop longtemps, la gauche l'a abandonnée à 
la droite, qui ne la conçoit que sous sa caricature conservatrice, ou 
pire encore, comme un déguisement défraîchi pour couvrir la contre-
réforme libérale. Et pourtant, la République ne peut être revigorée 
que par la gauche, et la gauche ne peut refonder un projet qu'en 
s'appuyant sur les principes républicains.

Ces principes sont aux antipodes de la doxa libérale. Rappelons-les : 
la communauté nationale comme sujet politique
principale, et non les communautés, ethniques, religieuses ou 
autres ; la laïcité comme garantie des libertés de tous ; l'intérêt 
général et le bien commun au coeur des orientations économiques et 
sociales ; le développement de la participation citoyenne à la vie 
publique, plutôt que la confiscation de celle-ci par les « 
professionnels de la politique » ; la solidarité, au lieu du « chacun 
pour soi » tempéré par la charité ou l' « humanitaire » ; l'égalité 
des droits et des chances, loin de la course à la réussite 
individuelle où se fracasse le plus grand nombre.
Le retour aux sources républicaines implique du même coup un retour 
en force de l'Etat. Non pour passer au Kärcher les cités de banlieue, 
même si la sécurité est la première des libertés républicaines, que 
la gauche aurait le plus grand tort de sous-estimer.
Il s'agit aussi de faire jouer à nouveau à l'Etat un rôle central 
dans l'activité économique, au lieu de l'utiliser en soutien des 
seules grandes sociétés. Il nous faudra renouer avec la tradition de 
l'Etat-stratège, garant du développement à long terme, alors que le 
capital financier ne cherche que des profits rapides.
Ainsi, à l'inverse de la logique financière, l'Etat doit garantir 
l'égalité d'accès des citoyens à des services aussi essentiels que 
l'énergie, les transports, l'enseignement ou les nouvelles techniques 
de l'information et de la communication, en mettant ces services hors 
du secteur concurrentiel. Il est donc urgent de reconstruire et de 
développer les services publics, y compris en revenant sur les 
mesures de privatisation, afin d'offrir aux usagers des services de 
qualité et gérés en toute transparence.
Les électeurs de gauche veulent des engagements précis de la part de 
ceux qu'ils porteraient au pouvoir. Forts de l'expérience du passé, 
ils voudront connaître et contrôler le cheminement des réformes, que 
les technocrates ont la fâcheuse habitude d'édulcorer dans les 
cabinets ministériels. Sinon, le fossé entre « la base » et les 
partis ne fera que s'élargir.
La gauche doit donc définir ses grands chantiers et les outils 
fiscaux, législatifs et réglementaires nécessaires à leur mise en 
oeuvre. Comment démocratiser l'Etat et réactiver son intervention 
dans l'économie ? Comment redistribuer les richesses de façon à 
réduire les inégalités qui se sont creusées depuis vingt ans ? 
Comment garantir les droits des salariés devant l'offensive du 
patronat et de la droite contre le code du travail ? Comment réduire 
la « fracture numérique », lutter contre la spéculation et la 
délinquance financière, transformer les rapports Nord-Sud, etc… ?
Apporter des réponses à ces questions n'est certes pas une tâche 
facile. Mais la gauche doit s'y atteler sans délai, car il ne lui 
reste qu'un peu plus d'un an pour bâtir un projet de transformation 
crédible en vue des élections de 2007. L'heure n'est ni à la 
désignation d'un candidat présidentiel (ou au ralliement à l'un des 
aspirants autodésignés), ni à l'échafaudage de combinaisons 
électoralistes sans lendemain. Priorité au contenu politique !

Pierre CARASSUS
Co-président de la Coordination Nationale de la Gauche Républicaine

B/ ELECTIONS LEGISLATIVES ALLEMANDES : UN SERIEUX SUJET DE REFLEXION

A l'approche des élections législatives anticipées du 18 septembre en 
Allemagne, on sent une crainte s'insinuer dans les sommets du monde 
politique et économique européen. « La victoire des chrétiens-
démocrates de la CDU-CSU ne fait guère de doute », écrit 
l'éditorialiste des Echos (23 août), qui met pourtant aussitôt en 
garde, rappelant que « les économistes les plus libéraux le 
soulignent. Aujourd'hui, l'essentiel est de sauvegarder la voie des 
réformes (les contre-réformes engagées par Schröder (1) — NDLR) en 
évitant des mesures trop brutales susceptibles de provoquer la 
révolte des syndicats. »
 
Prudence, donc, du côté des représentants du grand capital, qui, pour 
beaucoup, prônent ouvertement la constitution d'un gouvernement de « 
grande coalition » CDU-CSU et SPD (lire page 12), afin d'associer 
jusqu'au bout Schröder à l'œuvre qui consiste à priver la classe 
ouvrière de ses organisations en tentant de les intégrer à la 
destruction suicidaire des conquêtes sociales arrachées depuis la 
guerre. 
 
L'enjeu : éviter toute rupture, afin que le candidat CDU-CSU « Angela 
Merkel ait une chance, poursuivent Les Echos, de capitaliser sur les 
réformes Schröder, comme en son temps Tony Blair a su capitaliser sur 
le grand ménage économique et syndical réalisé par Margaret 
Thatcher ».
 
L'objectif est clair, pour l'Allemagne mais aussi pour la France et 
pour toute l'Europe : un « grand ménage économique et syndical » 
dicté par l'Union européenne.

 Le 30 août, en France, Laurence Parisot exposait le programme du 
MEDEF dans Le Figaro. Il s'agit du même programme que celui d'Angela 
Merkel — à qui elle rend hommage au passage —, et qui, lui-même, se 
propose d'élargir encore les contre-réformes engagées par Schröder. 
 
« C'est une illusion, déclare-t-elle, de penser que toutes les 
dispositions actuelles du Code du travail conduisent à une vraie 
sécurité. » Ah bon ! « Quand une entreprise est obligée de licencier, 
poursuit-elle, elle le fait tôt ou tard (…). Sachons mieux anticiper 
les évolutions. Aujourd'hui, c'est le textile, mais demain, tous les 
secteurs peuvent être concernés. L'accord, puis la loi sur le droit 
individuel à la formation ont prévu que chaque branche devait faire 
un point régulier de ses besoins. Il est temps d'engager également 
cette démarche au niveau interprofessionnel et je vais pro-poser que 
soit créé un observatoire national des métiers. Nous devrons être 
plus rapides dans l'appréhension des évolutions. » Faut-il 
commenter ? Si l'on comprend bien la présidente du MEDEF, qui dit 
aborder la rencontre avec les dirigeants syndicaux « dans un esprit 
d'ouverture », espérant « nouer un dialogue social plus suivi », son 
observatoire national des métiers a pour objectif d'intégrer les « 
partenaires sociaux » à cette gestion prévisionnelle des 
licenciements et des délocalisations. On comprend que Mme Parisot 
s'en prenne au Code du travail. 
 
Réagissant à la création des « contrats nouvelle embauche » (CNE) et 
s'inquiétant à l'avance de la colère que ne manquera pas de provoquer 
ce type de contrat chez les salariés, Ouest-France (29 août) faisait 
une proposition susceptible, selon lui, de rendre la destruction du 
Code du travail admissible.
Toujours la même prudence… 

Il écrivait : « Le fond du problème est que, sous le couvert 
d'inspiration danoise, on remet en cause le dispositif patiemment 
élaboré depuis un siècle, fondé sur les garanties d'un statut dans et 
par le travail, mais sans organiser sérieusement la transition vers 
un nouveau modèle de protection dans le hors-travail, selon les 
propositions de "sécurité sociale professionnelle". »
 
N'est-ce pas dans cette voie que le président de la République, 
Jacques Chirac — soucieux, après le rejet par le peuple français de 
la « Constitution » européenne le 29 mai, de donner « la force d'une 
nouvelle impulsion européenne » — invitait toutes et tous à s'engager 
afin de « surmonter la crise que nous traversons » ? 

Affirmant vouloir « tenir compte des inquiétudes et des attentes qui 
se sont exprimées, et afin de créer un nouveau consensus, une 
nouvelle adhésion des citoyens au projet européen », n'a-t-il pas 
proposé « d'associer davantage le Parlement, les collectivités 
locales, les partenaires sociaux et la société civile au processus de 
décision européen » ?
 
A propos, le 29 mai, n'est-ce pas contre toute cette politique dictée 
précisément par l'Union européenne que le peuple français, les 
travailleurs et les jeunes ont voté ?
Le désastre auquel un Schröder, arc-bouté à la stricte application de 
la politique dictée par l'Union européenne, conduit l'Allemagne, le 
SPD et les syndicats, auquel un Blair conduit la Grande-Bretagne ne 
constitue-t-il pas un sérieux sujet de réflexion pour tous ceux qui 
se réclament du mouvement ouvrier ?

Marc Gauquelin

(1) Gerhard Schröder, chancelier social-démocrate (SPD) d'Allemagne.


REFUSER L'OFFENSIVE ISLAMISTE
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A/ NON A LA CHARIA AU CANADA : SUCCES DU RASSEMBLEMENT PARISIEN
 
La charia au Canada n'est plus une affaire exclusivement canadienne. 
Une mobilisation internationale est parvenue, le jeudi 8 septembre, à 
alerter l'opinion publique sur la démission de la démocratie 
canadienne face à la possibilité de régler certains différends par 
des tribunaux islamiques. Une délégation féministe et laïque, 
composée de Michèle Vianès (Regards de Femmes) coordinatrice pour la 
France, Azar Majedi (Organisation pour la libération de la femme en 
Iran), Fadela Amara (Ni putes ni soumises), Bernard Teper (Union des 
Familles Laïques) et Azzedine Haffar (élu de banlieue à Lyon), a été 
reçue à 11 h 30  par l'ambassade du Canada à Paris pendant que les 
manifestants étaient rassemblées à proximité. L'entretien a permis de 
demander l'abolition de la loi d'arbitrage de 1991 qui permet des 
arbitrages religieux par des conseils d'imams. Ce système fonctionne 
en Ontario depuis 1995 et la création d'un Institut Islamique de 
Justice civile a été rendue publique en 2003. Cet institut stipule 
que "tous les bons musulmans ont l'obligation de ne s'adresser qu'à 
cette instance". 
 
Michèle Vianès s'est vivement félicitée du succès de la mobilisation; 
des centaines de lettres ont interpellé le gouvernement canadien. 
Elle a annoncé que cette journée ne saurait constituer un 
aboutissement. La mobilisation doit se poursuivre jusqu'à la 
suppression de cette loi d'arbitrage inique. Azar Majedi, qui lui a 
succédé au micro, est bien connue des défenseurs de la laïcité 
puisqu'elle a déjà participé à deux réunions publiques à Paris, l'une 
en février 2004 contre les signes religieux à l'école et l'autre en 
octobre 2004 contre l'oppression islamique. Azar Majedi a insisté sur 
les similitudes entre les islamistes iraniens, irakiens, afghans et 
ceux qui, en Ontario, font craindre le pire et sont parvenus à 
endormir la conscience des démocrates. C'est précisément cette cécité 
devant l'oppression des femmes que Fadela Amara a fustigé dans une 
intervention vibrante. Comme "les islamistes on les connaît et on 
sait répondre à leurs discours fascistes", il faut exercer la plus 
grande vigilance envers leurs soutiens, associations comme 
intellectuels, qui font preuve d'une dangereuse complicité envers le 
fascisme islamique. Fadela Amara n'a pas caché son 
côté "franchouillard", fière d'être née en France, son pays. 
Libération des femmes et défense de la laïcité sont inséparables pour 
la présidente de Ni putes ni soumises. Quant à Bernard Teper, il a 
inclus l'adoption de la charia au Canada dans la problématique plus 
large d'un néolibéralisme toujours plus conquérant qui s'accommode 
fort bien des communautarismes religieux. Scinder la société en 
autant de groupes distincts est une stratégie habile pour casser les 
solidarités, affaiblir l'individu et multiplier les profits au 
détriment de l'universalisme. A l'image du succès de la campagne 
initiée par l'UFAL en 2003 pour une loi contre les signes religieux à 
l'école, le président de l'UFAL a conclu son intervention en 
indiquant lui aussi que cette journée n'est que le début d'une 
mobilisation de masse qui ne se terminera qu'avec l'interdiction des 
tribunaux religieux au Canada. 
 
Auparavant, pendant la rencontre à l'ambassade, Pierre Cassen (UFAL), 
qui animait le rassemblement,  avait appelé les participants à ne pas 
céder aux intimidations des islamogauchistes, ces complices de 
l'islam politique. L'ancienne ministre Corinne Lepage (Cap 21) 
s'était, pour sa part, émue de l'incroyable décision de justice qui a 
relaxé l'imam Bouziane de Vénissieux au prétexte que ses propos 
appelant à frapper les femmes sont contenus dans le Coran. Une bonne 
dizaine d'interventions, comme celles de représentantes de « 20 ans 
Barakat », du Planning Familial, du collectif « Ruptures », de la 
Licra, d'élues municipaux parisiens, d'une représentante du PRG et 
d'autres militantes féministes montrèrent la diversité et la richesse 
de ce premier rassemblement. 
 
La campagne pour l'abolition de la loi d'arbitrage de 1991 et 
l'interdiction des tribunaux religieux au Canada a, ce 8 septembre, 
effectué un pas immense en sensibilisant les autorités canadiennes 
sur, au mieux, leur légèreté et, au pire, leur servilité à l'égard 
des islamistes. Les passages de Michèle Vianès sur des radio et 
télévision canadiennes augurent d'un bon écho dans ce pays. Mais pour 
vaincre, la mobilisation doit s'étendre et s'amplifier car la 
situation canadienne pourrait ne pas être exceptionnelle : le canal 
Sarkozy - UOIF - Conseil Européen de la fatwa pourrait, en France, 
inciter certains à réclamer d'autres formes de spécificité religieuse.
 
Jocelyn Bézecourt

B/ PAS D'IMMIXTION RELIGIEUSE DANS LE SYSTEME JUDICIAIRE

Intervention de Michèle Vianès, présidente de « Regards de Femmes » 
lors du rassemblement du 8 septembre, devant l'Ambassade du Canada à 
Paris

Au nom de Homa Arjomand, co-fondatrice de l'International Campaign 
against Sharia Court in Canada, de toutes les associations, y compris 
musulmanes, qui exigent une même justice pour tous les canadiens et 
dénoncent le racisme de ceux qui voudraient les enfermer dans 
une «pseudo-loi familiale musulmane » qui n'existe pas et surtout au 
nom des femmes à qui on ne doit plus imposer le jugement de chefs 
religieux autoproclamés en cas de conflits familiaux, je vous 
remercie de votre présence.

Les rassemblements d'aujourd'hui, celui de Paris en particulier, par 
la diversité des personnes présentes et des associations partenaires, 
illustration concrète de la laïcité, par les centaines de courriers 
remis à l'Ambassade,  provenant de France, mais aussi de Suisse, de 
Belgique, du Maghreb et même du Québec, sont observés attentivement. 
Par le gouvernement Canadien, celui de la Province de l'Ontario, mais 
également par les chefs de l'Islam politique.

Les journalistes canadiens sont étonnés que nous nous préoccupions de 
ce qui se passe chez eux et de notre solidarité.  

Oui, nous sommes concernés lorsque des chefs religieux privent des 
femmes de leurs droits fondamentaux au nom de principes théocratique 
patriarcaux.

Face à l'oppression religieuse, comme héritières et héritiers de 
Voltaire, nous ne tolérons l'intolérable, ni ici, ni ailleurs. 

Quant à la solidarité, nous sommes toutes et tous concernés par les 
tentatives de l'islam politique de saper les fondements des Etats de 
droit. C'est la même stratégie de manipulation que celle développée 
chez nous par le prédicateur Tariq Ramadan  qui demande à ses adeptes 
de rendre visibles les différences « pour gêner la France ». Au nom 
du droit à la différence perverti en différence des droits, ils 
voudraient que nous les laissions tranquillement opprimer leurs 
coreligionnaires, à commencer par les femmes. 

Ils cultivent ainsi le ressentiment et le mépris, voire la haine, de 
tous ceux qui ne partagent pas leur vision totalitaire et 
globalisante de l'islam,  prépare les jeunes les plus fragiles à se 
radicaliser et fait le lit du terrorisme.

Quelques mots sur cette loi d'Arbitrage. Par un souci d'économie 
budgétaire visant à désengorger les tribunaux, l'Ontario a adopté en 
1991 une loi d'arbitrage permettant le règlement extrajudiciaire des 
différents, dans un souci de justice « expéditive », moins onéreuse 
et confidentielle.

Le Procureur général était alors Madame Boyd, principale auteur de 
cette agression contre le droit. La même a été chargée d'évaluer les 
effets de ses dangereuses élaborations.

Cette loi n'exige des arbitres ni compétence particulière, ni 
neutralité. Ils sont autorisés à régler à l'amiable les litiges de 
droit familial et successoral, en fonction de croyances religieuses, 
de pratiques sectaires ou sous la menace fondamentaliste. Dès lors 
qu'un arbitre tranche un litige, sa décision est finale et en 
pratique exécutoire. 

L'Etat n'est plus source de la loi. L'individu disparaît. Il cesse 
d'être sujet de droit au profit d'une communauté ethnique. La « 
vieille Europe » en a fait l'expérience dans les années 1930 et 40. 
Ces héritières et héritiers jeunes s'en souviennent.

Depuis 1995, des « juridictions » shariatiques  rendent des sentences 
arbitrales en Ontario. En 2003, en Ontario, les adeptes  de l'islam 
politique ont annoncé, dans leur stratégie de légitimation en 
Occident,  la création d'un « Tribunal de la sharia », l'Institut 
islamique de Justice Civil (IIJC), au grand dam de Madame Boyd qui 
aurait préféré le secret sur les conséquences de sa loi.

Pour l'avocat des islamistes, M. Ali, « l'interdiction d'appliquer la 
sharia est levée et les « bons musulmans » ont l'obligation, en vertu 
de leur foi de ne s'adresser qu'à cette instance pour régler leurs 
différents ».  Le « Conseil islamique des imams » a déclaré « que les 
arbitres se fient à leur intuition, leur bon sens. Ils sont tombés 
justes puisque leurs décisions n'ont pas été portées en appel devant 
un tribunal judiciaire. » Il est probable que la notion de « bons 
musulmans » ait muselé ceux qui se considèrent comme pieux. 

Les associations de femmes musulmanes canadiennes se sont insurgées 
contre ce désir de les enfermer dans des rapports sociaux de sexe 
archaïques patriarcaux. Il leur a été déclaré que le gouvernement 
n'avait pas le mandat d'intervenir pour empêcher le projet de suivre 
son cours, puisque l'IIJC se fonde sur la loi sur l'Arbitrage ! 
L'Etat de droit a-t-il disparu au Canada ?

Une grande campagne nationale et internationale a été lancée à 
l'initiative de Homa Arjamand, canadienne d'origine iranienne 
(pétition sur le site www.nosharia.com). Le combat  a été relayé par 
les associations de femmes, musulmanes ou non, canadiennes ou 
d'ailleurs. Les régressifs de toutes les religions, catholiques 
intégristes, juifs orthodoxes, fondamentalistes protestants, 
islamistes, bouddhistes, hindous, sikhs, et sectes en tous genres ont 
le  même objectif : le retour à la vocation démographique et 
domestique assignée aux femmes, la satisfaction sexuelle du mari.

Il faut souligner de plus que l'offensive des extrémistes, notamment 
musulmans, organise un abus de faiblesse à l'égard de femmes 
récemment immigrées qui maîtrisent mal les institutions et la langue 
du pays.

Le gouvernement a été contraint de demander l'avis du Procureur 
général et de la Ministre déléguée à la condition féminine. Ces 
derniers ont donc confié à Madame Boyd l'enquête sur l'arbitrage par 
les tribunaux religieux en matière de droit familial et successoral.

Le barreau canadien a dénoncé de multiples vices dans les arbitrages, 
en particulier les décisions discrétionnaires, l'absence 
d'obligations de sentences arbitrales écrites, le secret de la 
procédure et de l'issue de l'affaire.. . Et surtout la non-conformité 
avec les principes d'égalité hommes/femmes, puisque selon la sharia, 
la femme n'est pas l'égale de l'homme, elle joue un rôle 
complémentaire, mais doit être traitée… de manière « équitable » 
( ?!). Il s'agirait du « relativisme culturel »,  appellation 
captieuse de la barbarie.

Les femmes musulmanes auditionnées ont rappelé qu'il y avait de 
nombreuses interprétations de la sharia et que le modèle patriarcal 
perpétué par les traditions s'opposait frontalement aux principes du 
droit canadien. En particulier la possibilité d'épouser 4 femmes, la 
répudiation unilatérale par le mari, les enfants « appartiennent » à 
la famille paternelle, l'époux peut « corriger » son épouse, les 
femmes doivent obéissance à leur mari et demander des autorisations 
pour se déplacer, avoir un tuteur de mariage, pas de pension 
alimentaire, le témoignage d'une femme vaut seulement la moitié de 
celui d'un homme, donc le témoignage du mari l'emportera sur celui de 
sa femme, etc.

Homa Arjomand a déclaré : « Nous avons besoin d'un Etat laïque et 
d'une société laïque qui respectent les droits de la personne. Il est 
crucial de s'opposer à la loi de la sharia et de subordonner l'islam 
au laïcisme et aux Etats laïques qui reposent sur le principe selon 
lequel le pouvoir appartient aux personnes et non à Dieu. La sharia 
n'est pas seulement une religion, elle est aussi intrinsèquement liée 
à l'Etat. Elle contrôle tous les aspects de la vie de individus, 
depuis la menstruation des femmes. L'individu n'a d'autre choix que 
d'accepter la règle s'il veut éviter des conséquences extrêmes car 
les non-croyants ne sont pas tolérés. »

Tout ceci n'a pas empêché Madame Boyd de conclure qu' « aucune preuve 
ne ressort de l'étude pour suggérer que les femmes souffrent 
systématiquement de discriminations à la suite d'arbitrage en droit 
des familles ».  Elle se contredit puisqu'elle énonce en même temps 
46 recommandations qui prouvent –a contrario- les dénis du droit des 
femmes, des jeunes filles mineures et des enfants.

Depuis les protestations nationales et internationales s'amplifient. 
Le gouvernement de l'Ontario a remis sine die sa décision,  en juin 
2005
 
Nous dénonçons aujourd'hui ce qui se passe en Ontario. Mais en Europe 
aussi, malgré la sécularisation de la société, les intégristes 
religieux tentent d'assujettir les femmes, plus particulièrement les 
jeunes, pour influer sur le politique.

En France des femmes sont également soumises à des « obligations 
shariatiques ». En effet, en ne respectant pas la Constitution, les 
lois, en utilisant des lacunes dans le droit, la compassion insensée 
de certains, des islamistes  peuvent opprimer leurs coreligionnaires, 
à commencer par les femmes. 

Un tribunal de première instance croit pouvoir considérer que si un 
religieux rappelle qu'il est permis dans le Coran de battre sa femme 
et donne les recettes pour le faire, il s'agit simplement du droit de 
pratiquer sa religion. (Nous avons fait appel de ce jugement).

Les femmes étrangères vivant en France ou Françaises, lorsqu'elles 
retournent dans le pays d'origine de leur famille, se voient opposer 
le droit personnel de ce pays. Les accords bi-nationaux, acceptables 
lorsque l'état du droit est équivalent et leurs applications 
réciproques, ne le sont plus lorsqu'ils ont lieu avec des pays qui ne 
reconnaissent pas l'égalité des droits hommes-femmes ou qui 
pratiquent  l'excision des fillettes. 

C'est pourquoi mariages de « jouissance », « pour les papiers », « 
d'intérêt », forcés,  répudiation unilatérale par la volonté du mari, 
polygamie contractée à l'étranger, enfants confiés à la famille 
paternelle selon la filiation islamique, concernent des femmes et des 
enfants français ou vivant sur le territoire.

Les tribunaux d'arbitrages privés religieux pour le droit de la 
famille et des personnes sont inacceptables (ils sont interdits a 
priori dans le code civil du Québec). Pas d'immixtion d'institutions 
religieuses dans le système judiciaire. 
 
Taslima Nasreen, prix Nobel, affirme :  « Nous avons besoin de la 
laïcité, nous avons besoin des Lumières ».

Face aux obscurantistes, nous gagnerons. La loi d'arbitrage pour les 
litiges de droit familial et successoral en Ontario doit être abolie.

C/ A LILLE AUSSI

1- Manifestation devant le Consulat du Canada, jeudi 8 septembre 
2005, 17h30, contre les tribunaux islamistes en Ontario.
Nous étions une vingtaine de responsables de plusieurs associations 
dont
-la Coordination Laïque et féministe de la métropole lilloise (CLF)
-Ufal de Lille
-Fédération du Nord de Femmes Solidaires
-Fédération du Nord de la Libre Pensée
-Nouveau Planning Familial (59)
-Alliance des Femmes pour la Démocratie...
Le Consul du Canada a reçu une délégation de 6 personnes. Chaque 
association lui a transmis une lettre destinée au gouvernement 
canadien. Le Consul a assuré de transmettre ces lettres.
 
2-Nord Eclair était présent et a publié un article + photo de la 
manif devant le Consulat du Canada à Lille en compagnie du Consul. 
(vendredi 9 septembre 2005, p 7, métropole lilloise). Le gratuit 
Métro avait signalé la manifestation le 8 septembre au matin.

Ufal Lille

D/ LES DEMOCRATIES ONT LE DROIT ET LE DEVOIR DE SE DEFENDRE

Dans un arrêt Refah partisi du 13 février 2003, la Cour Européenne 
des Droits de l'Homme a jugé que «  les libertés garanties par 
l'article 11 de la Convention ainsi que par les articles 9 et 10 ne 
sauraient priver les autorités d'un Etat, dont une association, par 
ses activités, met en danger les institutions, du droit de protéger 
celles-ci. A cet égard, la Cour rappelle qu'elle a déjà jugé 
inhérente au système de la Convention une certaine forme de 
conciliation entre les impératifs de la défense de la société 
démocratique et ceux de la sauvegarde des droits individuels» . 
Autrement dit, les démocraties ont non seulement le droit mais encore 
le devoir de se défendre pour sauvegarder les valeurs de la 
Convention et les dispositions de cette dernière ne peuvent être 
invoquées pour empêcher les Etats d'agir à cette fin.

L'inflexion des différentes politiques menées à l'égard de 
l'islamisme en Europe en en particulier en Grande Bretagne et aux 
Pays Bas , pays réputés pour leur très grande tolérance, devrait nous 
conduire à une réflexion approfondie sur l'évolution de notre propre 
droit.
Peut-être, la première réaction du lecteur hexagonal sera-t-elle de 
considérer la question comme réglée, dans la mesure où la France a, 
heureusement, voté la loi sur les signes religieux à l'école, 
réaffirmant sans ambiguïté son attachement à la laïcité. Mais, il 
s'agit là d'une vision angélique et naïve de la réalité juridique et 
de terrain.

Tout d'abord, nos plus hautes juridictions ont consacré des coups de 
canif sérieux dans les principes républicains. A commencer par le 
Conseil d'Etat, qui est à l'origine du laxisme sur la propagation du 
voile à l'école du fait de sa position de 1989, assez éloignée de 
celle de la Cour Européenne des droits de l'Homme et qui admet, 
implicitement, la polygamie en reconnaissant le droit à la Sécurité 
Sociale des deuxième et troisième épouses ; il a de la même manière 
considéré que n'était pas contraire à l'ordre public français la 
répudiation prononcée par une Tribunal islamique alors même que les 
droits des femmes dans ces procédures sont totalement inexistants.

 Nous voyons se développer sur notre territoire des mariages forcés, 
la négation plus générale du droit des filles dans les cités que des 
associations comme Ni Putes Ni Soumises ne cessent de dénoncer sans 
disposer du début du commencement des moyens dont les associations 
pro-islamiques continuent à bénéficier sur le territoire national

 Encore plus grave sur le plan des principes comme celui des effets 
apparaît le jugement rendu par le Tribunal Correctionnel de Lyon dont 
heureusement le Parquet a interjeté appel. Ce jugement prononçant un 
non-lieu à l'encontre de l'imam Bouziane est très préoccupant non 
seulement par la motivation qui y est retenue, mais parce qu'il 
s'inscrit dans un contexte plus général où il apparaît que les 
principes de la République sont de plus en plus remis en cause et ce, 
dans le cadre d'une stratégie globale, qui concerne tous les pays 
occidentaux.

L'affaire jugée par le Tribunal Correctionnel de Lyon n'aurait pas 
du, a priori,  poser de problème majeur en matière pénale comme en 
matière de procédure pénale.

Dans une interview à l'hebdomadaire Lyon Magazine, interview 
enregistrée et authentifiée par les experts lors de la procédure 
d'instruction, l'imam Bouziane, qui s'est exprimé en français, même 
s'il peut avoir hésité sur un ou deux mots, a répondu à une question 
qui lui était posée que « les hommes musulmans pouvaient battre leur 
femme, les battre fort à condition d'éviter le visage ». Poursuivi 
pour incitation à la violence, l'imam Bouziane était donc renvoyé 
devant le Tribunal Correctionnel, deux associations de femmes « 
Regards de femmes », d'une part, « Femmes contre l'intégrisme » 
d'autre part, s'étant constituées partie civile.

Le jugement, après de très longs développements relatifs à l'analyse 
du Coran et reprenant ce qui est plus grave encore, les lectures les 
plus rétrogrades, en particulier celles de El Karadawi, considère que 
l'imam BOUZIANE n'a commis aucune infraction dès lors que le Coran 
recommande effectivement la lapidation. Au surplus, ce jugement 
déclare irrecevables les constitutions de partie civile des 
associations de femmes.
Sur ces deux points, ce jugement est extrêmement préoccupant. En 
effet, la non recevabilité des constitutions de parties civiles au 
motif que l'atteinte aux droits des femmes n'est pas protégé par la 
loi est un scandale en soi. Mais ce n'est pas le plus grave. Le plus 
grave, en effet, est la référence à la Charia dans un jugement rendu 
au nom du peuple français.
 La référence à la Charia et au  Coran pour trouver une justification 
aux propos de l'imam Bouziane constitue une première qui s'inscrit à 
l'opposé de toute notre tradition juridique. En effet,  la question 
de droit n'est évidemment pas celle de savoir quelle justification un 
texte extérieur à la loi française pourrait apporter mais bien de 
savoir si la loi française réprime ou non ce type de propos.

Le propre de la souveraineté d'un Etat, c'est en effet de faire 
appliquer les textes qui régissent son droit à l'exclusion de tout 
autre et a fortiori de textes de nature religieuse dont la Cour 
Européenne des Droits, de l'Homme  a précisément rappelé qu'ils 
étaient incompatibles avec la Déclaration des Droits de l'Homme.

Ainsi,  le tribunal s'est cru autorisé à effectuer une analyse 
exégétique et de surcroît rétrograde du Coran alors qu'à l'évidence, 
le Coran n'est pas applicable en droit interne et ne saurait donc 
être considéré ni comme une circonstance atténuante en droit pénal, 
ni-et encore moins comme une clause exonératoire de responsabilité. 
Au nom d'une interprétation pour le moins hasardeuse de la 
jurisprudence de la CEDH, le tribunal a en effet considéré que la 
liberté d'expression devait l'emporter. C'est une double 
méconnaissance de la  jurisprudence de la Cour européenne. D'une 
part, la Cour a jugé dans l'arrêt Refah  que l'article 9 ne protège 
toutefois pas n'importe quel acte motivé ou inspiré par une religion 
ou conviction et ne garantit pas toujours le droit de se comporter 
dans le domaine public d'une manière dictée par une conviction (voir, 
parmi plusieurs autres, Kalaç c. Turquie, arrêt du 1er juillet 1997). 
De manière générale, la Cour rappelle que dans une société 
démocratique, où plusieurs religions coexistent, il peut être 
nécessaire d'assortir la liberté de l'exercice de la religion, de 
limitations propres à concilier les intérêts des divers groupes et à 
assurer le respect des convictions de chacun

En second lieu,  elle a validé la dissolution d'un parti islamiste, 
rappelant que la Charia était « difficilement compatible  avec  les 
principes fondamentaux de la démocratie », et qu'un système 
multijuridique introduisant une discrimination et faisant prévaloir 
dans la sphère publique les règles religieuses sur les régles 
étatiques, était  contraire à la Convention. (arrêt Refah partisti)

Ainsi, ce jugement, non seulement, s'inscrit à contre-courant de la 
tradition juridique française, mais encore tourne le dos à 
l'évolution de la jurisprudence conventionnelle qui fait prévaloir 
les valeurs fondamentales de la déclaration des Droits de  l'Homme 
sur l'application de certains principes qui n'en sont qu'une 
application. 
Si la jurisprudence lyonnaise venait à être confirmée, trois menaces 
très graves pèseraient sur la société française.
- D'une part, tous les imams dont la connaissance même du Coran 
laisse parfois à désirer, pourraient librement s'exprimer par écrit 
et par oral sous prétexte de la liberté d'expression religieuse, pour 
appeler à battre les femmes, à les lapider, à lancer la djihad  etc…, 
sans que ces propos puissent être pénalement répréhensibles …. 
Puisqu'ils pourraient être justifiés par telle ou telle 
interprétation du Coran !
- En second lieu, elle redonne un fondement à tous ceux qui veulent 
reprendre l'offensive contre la loi sur les signes religieux à 
l'école, considérée comme attentatoire à la libre expression 
religieuse. Or, c'est oublier que la Cour Européenne des Droits de 
l'Homme a eu l'occasion de reconnaître la parfaite validité à 
l'occasion de son arrêt rendu à propos de l'interdiction du port du 
voile dans les universités turques. (Leyla Sahin c.Turquie  29 juin 
2004).
- Enfin, si le Coran est applicable en France et si un tribunal 
français se reconnaît, à juste titre incompétent pour rechercher s'il 
a été ou non appliqué, l'étape suivante consiste évidemment à 
revendiquer l'instauration de tribunaux islamiques chargés d'en 
débattre. Telle pourrait être la conséquence indirecte de la décision 
du tribunal correctionnel de Lyon qui aurait ainsi imprudemment, 
voire dangereusement, renoncé à appliquer purement et simplement la 
loi française et se serait lancé dans l'application improbable du 
Coran.Il ne s'agit pas d'une simple conjecture. Le Canada est 
aujourd'hui confronté à la tentation et même à la tentative d'établir 
un tribunal islamique chargé de juger de la charia au sein même de 
l'Etat canadien , ce qui soulève à l'évidence l'indignation de nombre 
de femmes françaises et européennes. Mais, avec des décisions comme 
celle que le Tribunal de Lyon vient de rendre, le risque de la 
contagion en France n'est pas loin.

Le moment est incontestablement venu pour nos démocraties de défendre 
les bases sur lesquelles elles se sont construites. Il s'agit non 
seulement d'un droit mais d'une obligation à laquelle nous invite la 
Cour Européenne de Droits de l'Homme.

- d'une part, la réaffirmation de la neutralité de l'Etat, c'est-à-
dire de la laïcité la plus ferme est un impératif. La Cour a souvent 
mis l'accent sur le rôle de l'Etat en tant qu'organisateur neutre et 
impartial de l'exercice des diverses religions, cultes et croyances, 
et indiqué que ce rôle contribue à assurer l'ordre public, la paix 
religieuse et la tolérance dans une société démocratique. Elle estime 
aussi que le devoir de neutralité et d'impartialité de l'Etat est 
incompatible avec un quelconque pouvoir d'appréciation de la part de 
l'Etat quant à la légitimité des croyances religieuses (voir, , 
Cha'are Shalom Ve Tsedek c. France [GC], no 27417/95, § 84, CEDH 2000-
VII) et que ce devoir impose à celui-ci de s'assurer que des groupes 
opposés se tolèrent . Ce principe, impose, sans équivoque 
l'application de la loi française et communautaire et elle seule, 
dans nos prétoires.
- En second lieu, les principes fondamentaux de la convention, c'est –
à-dire les valeurs démocratiques et d'égalité sont un impératifs et 
c'est à leur aune que leurs règles d'application doivent être 
appréciées. Or, comme le rappelle sans ambiguïté, la Cour , »on ne 
saurait exclure qu'un parti politique, en invoquant les droits 
consacrés par l'article 11 de la Convention ainsi que par les 
articles 9 et 10, essaie d'en tirer le droit de se livrer 
effectivement à des activités visant la destruction des droits ou 
libertés reconnus dans la Convention et ainsi, la fin de la 
démocratie (Parti communiste (KPD) c. Allemagne, no 250/57, décision 
de la Commission du 20 juillet 1957, Annuaire 1, p. 222). Or, compte 
tenu du lien très clair entre la Convention et la démocratie, nul ne 
doit être autorisé à se prévaloir des dispositions de la Convention 
pour affaiblir ou détruire les idéaux et valeurs d'une société 
démocratique. Le pluralisme et la démocratie se fondent sur un 
compromis exigeant des concessions diverses de la part des individus 
ou groupes d'individus, qui doivent parfois accepter de limiter 
certaines des libertés dont ils jouissent afin de garantir une plus 
grande stabilité du pays dans son ensemble ….Or, la Cour reconnaît 
que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines 
édictés par la religion, présente un caractère stable et invariable. 
Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la 
participation politique ou l'évolution incessante des libertés 
publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations 
en question qui contiennent des références explicites à 
l'instauration de la charia sont difficilement compatibles avec les 
principes fondamentaux de la démocratie, tels qu'ils résultent de la 
Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se 
déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l'homme et de 
soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des 
valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit 
pénal et de procédure pénale, à la place qu'il réserve aux femmes 
dans l'ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines 
de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. 
(...) Selon la Cour, un parti politique dont l'action semble viser 
l'instauration de la charia dans un Etat partie à la Convention peut 
difficilement passer pour une association conforme à l'idéal 
démocratique sous-jacent à l'ensemble de la Convention. »
Dès lors, et dans l'intérêt de toutes les femmes françaises, à 
commencer par nos concitoyennes des cités, nous avons le droit et le 
devoir de nous opposer vigoureusement et sans aucun état d'âme, à 
toutes les tentatives de remises en cause des valeurs républicaines 
et démocratiques y compris en refusant de prétendues justifications  
tirées de la Convention européenne qui n'auraient comme objectif que 
de remettre en cause la Convention elle-même

Corinne Lepage, présidente de CAP 21

E/ A PROPOS DE SANT'EGIDIO

Signature de la pétition contre la subvention à la communauté 
Sant'Egidio de Rome. Cette communauté s'était illustrée par son 
implication majeure dans la signature en janvier 1995 d'un accord en 
vue d'imposer (avec la complicité avec le soutien des Etats-Unis, de 
la France de Jospin, de l'Arabie saoudite et quelques partis 
politiques algériens et de certaines ONG (les mêmes qui soutiennent 
le voile à l'école) dans la tentative d'imposer le Front islamique du 
salut, au pouvoir en Algérie. Ce parti proclamait pourtant 
publiquement que la démocratie est un blasphème et la laïcité une 
mécréance, et qu'il abolira la première et appliquera la chari'a une 
fois au pouvoir.
Cet accord, dit contrat de Sant'Egidio, était divisé en deux 
parties : l'un proclamatoire uniquement, mais qui n'a pas moins 
mentionné l'application de la loi légitime, et la seconde partie 
toutes les revendications du FIS connues.
Les partis algériennes à l'origine de cette initiatives sont le Front 
des forces socialistes de Hocine Aït-Ahmed, Le Parti des travailleurs 
(trotskiste) de Louisa Hanoune, la Ligue de défense des droits de 
l'homme de Ali Yahia, le FIS, le parti d'Ahmed Ben Bella, membre de 
l'Internationale islamiste et Ennahda (islamiste). 
 
Pendant toutes les années de massacres des islamistes en Algérie, ils 
n'ont jamais mené de campagnes de solidarité avec le peuple algérien 
et contre le terrorisme, bien au contraire, ils avaient soutenu le 
terrorisme islamiste avec l'aide de la FIDH de Driss El Yazami, la 
LDH, José Garçon et Florence Aubenas de Libération, la LCR, Amnesty 
International, Humans Right, etc. 
 
Hakim Arabdiou, Paris


LAICITE
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A/ COMMUNIQUE : « EN DEFENSE DE L'UNIVERSITE LAÏQUE ET REPUBLICAINE » 
 
A la Présidence de l'Université Parix X-Nanterre. 
 
A l'ensemble des personnels et services de l'Université Paris X-
Nanterre, aux organisations syndicales, à la presse, au ministre. 
 
Le SNPREES-FO rappelle que les étudiantes et étudiants de 
l'enseignement supérieur jouissent de la plus grande liberté pour se 
coiffer ou se vêtir, conformément à leurs goûts et à leurs souhaits. 
 
Cette liberté trouve cependant une limite naturelle dans les 
exigences du fonctionnement du service public de l'enseignement, 
notamment dans elles liées à la sincérité des épreuves, à la 
prévention et à la répression des fraudes. 
 
Il ne saurait être imposé de l'extérieur au service public de 
l'enseignement qu'il limite ses contrôles à l'égard de certains 
étudiants, et qu'il interdise aux enseignants assurant la police des 
épreuves, et aux personnels administratifs, d'assumer leurs 
responsabilités, s'ils ne sont pas du même sexe que le candidat 
contrôlé. 
 
Le SNPREES-FO condamne avec la plus grande fermeté la directive de la 
Présidence de l'Université en date du 6 juin 2005 au termes de 
laquelle, s'agissant d'étudiantes voilées, les contrôles d'identités 
ne pourraient se faire que par des femmes (sic), et hors la présence 
des autres étudiants (re sic) « … je demande à ce qu'une femme, lui 
demande hors de la présence des autres étudiants de se dévoiler pour 
procéder à ce contrôle. Cordialement. B. Levebvre. » 
 
Le SNPREES-FO demande au président de l'Université de Paris-X-
Nanterre, Monsieur Olivier AUDEOUD, qu'il retire sans délai cette 
directive. Et qu'il rende compte de cette initiative devant les 
instances de l'Université. 
 
Le SNPREES-FO demande à Monsieur le Ministre de l'Education nationale 
de prendre toute initiative de manière à faire cesser les errements 
découlant de la mise en œuvre de la directive susvisée de la 
présidence de l'Université de Paris-X-Nanterre. 

Nanterre, le 15 juin 2005

B/ EUROPE ET LAÏCITE

On constate dans le monde entier une poussée large de la laïcité avec 
des militants laïques dans le monde entier comme par exemple ces 
féministes laïques en Iran et en Irak qui manifesteront le 8 
septembre 2005 devant les ambassades du Canada pour protester contre 
l'instauration d'un cour islamique en Ontario.

En Europe, la laïcité est passée dans les institutions en France, en 
Suède depuis 2000 avec la loi qui instaure la séparation entre l'Etat 
et l'église luthérienne et au Portugal. Cependant en Europe même si 
les sondages montrent que le refus du communautarisme et du 
néolibéralisme sont souvent majoritaires dans la population,  la 
crise de la représentation politique et la non-consultation des 
peuples font qu'elle n'apparaît pas dans toutes les institutions. Ce 
sont bien les gouvernements qui n'appliquent pas la laïcité comme ils 
ne répondent pas  aux revendications sociales des salariés et des 
citoyens,  et comme ils pratiquent la casse sociale. Ils n'écoutent 
pas le souhait des peuples en terme de revendications laïques et 
sociales.

La laïcité a d'abord fonctionné en France (le plus grand pays 
d'immigration d'Europe dans l'Histoire) du fait de sa confrontation à 
des différences culturelles, Les pays voisins ayant un taux 
d'immigration plus faible ont eu une prégnance plus tardive  pour la 
laïcité. 

Rappelons qu'un français sur trois a une ascendance étrangère sur 
deux générations.

Sur le plan social de la lutte contre la mondialisation néolibérale, 
l'offensive néo libérale et l'offensive neocommunautarisme regardent 
dans la même direction et visent à remplacer les services publics par 
les communautés ethniques et religieuses pratiquant la charité au 
lieu de la solidarité que devrait pratiquer les services publics. 
Cette logique  apparaît dans tous les pays du monde : en Israël, aux 
Etats unis, en Europe et dans les pays du Moyen orient. Le 
capitalisme mondialisé veut remplacer les servies publics par des 
communautés ethniques et religieuses qu'elles que  soient les 
communautarismes. La mondialisation néolibérale a pour 
caractéristique de baisser la part des salaires et des cotisations 
sociales dans la valeur ajoutée et d'engager un processus de 
marchandisation et de privatisation de toutes les activités humaines 
et donc des services publics.

De ce fait le néocommunautarisme est devenu un allié du 
néolibéralisme. Les laïques qui ont pour ambition de lier le combat 
laïque et le combat social, démocratique et féministe permettent tout 
en étant à l'écoute des populations(qui ne peut pas être sélective) 
qui majoritairement souhaitent un autre monde plus  laïque et 
social . Partout dans le monde et notamment en Europe des femmes 
luttent pour leur émancipation. C'est au nom d'un relativisme 
culturel qu'une partie de la gauche et de l'extrême gauche, qui a une 
écoute sélective, écoute la minorité qui souhaite l'obscurantisme.

Le principe de liberté n'est pas dissociable du principe d'égalité 
notamment entre hommes et femmes ou entre femmes elles-mêmes.

Un autre monde ne pourra pas se faire sans reprendre la liaison du 
combat laïque et du combat social.

" Toute femme sur la planète doit avoir les mêmes droits 
indépendamment de leurs appartenances  religieuses et culturelles car 
le droit à la différence ne doit pas aboutir à la différence des 
droits".

Martine Lozano


FEMINISME
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DEUX PUBS QUI EBRANLERENT L'IMMONDE

Lier les combats laïque, féministe et social : vaste programme, 
aurait dit le Général, qui trouve aujourd'hui parmi les pubards de 
fidèles exécutants. Nous avons certes beaucoup à faire avec les 
intégrismes monothéistes, qui ont parsemé notre été de saillies 
charmantes, mais il ne faudrait pas en oublier les autres. La 
religion la plus puissante aujourd'hui est celle du Veau d'Or. Elle a 
pignon sur rue. Ses temples défigurent nos paysages, affichant des 
enseignes toujours plus agressives : les supermarchés. Bien plus 
forte que l'islam avec ses cinq prières quotidiennes, elle nous 
assène jusqu'à 2500 messages par jour ! Ses curés se disent créatifs, 
et officient dans des agences publicitaires où le jésuitisme règne en 
maître. Leur arme de guerre est la perversion. 
Deux pubs parues ce mois-ci en témoignent. La première est signée 
Edouard Leclerc. Son slogan, par sa radicalité, est 
admirable : "Aujourd'hui, la Lutte, c'est le Pouvoir d'Achat" Comme 
si hier non. Et demain plus. Le pouvoir d'achat, c'est le truc du 
moment, de maintenant. Et d'une certaine façon, c'est vrai : notre 
pouvoir, nos luttes, n'ont plus désormais pour seul horizon que la 
Con-Sommation. Pour nous convaincre de cette juste cause, Leclerc 
accompagne son credo d'icônes qui détournent le graphisme militant 
des années 70. La première, en version XY, nous montre des 
manifestants apparemment pas contents qui lèvent un bras en signe de 
victoire. Ces bras levés doivent exhaler des effluves fleuries (j'ai 
toujours eu un faible pour la testostérone), car une petite flèche 
rose désigne l'interstice à la foule en délire, avec cette 
indication : Déodorant 1,36 €. Il y aurait beaucoup à dire sur les 
déodorants en général, dont une étude révélait récemment qu'ils 
étaient susceptibles d'être cancérigènes. Mais nous nous en tiendrons 
pour l'instant à ce détournement cynique des luttes sociales, 
humiliant pour les hommes et les femmes qui s'y engageaient et s'y 
engagent encore, à la sueur… de leur front ! Plus perverse encore est 
l'autre image de la campagne, qui montre une jeune fille traînée par 
des forces de police, apparemment en Angleterre dans les années 70. 
S'agissait-il d'une manifestation ou d'une émeute à la suite d'une 
apparition des Beatles ? Nul ne le sait. En revanche, la culotte de 
la jeune fille, portée par deux égrillards en uniforme, fait l'objet 
d'un renvoi similaire : Culotte, 4,95 €. Là, ce sont les luttes 
féministes qui en prennent pour leur grade. Peu importe, sous-entend 
l'image, qu'elles aient brûlé leurs soutiens-gorges il y a trente 
ans. Aujourd'hui, quand elles portent la culotte, elles sont évacuées 
manu militari. Et le pire, c'est que cette pub est faite précisément 
dans le but de m'énerver, moi et mes semblables, pour s'assurer une 
diffusion maximale. D'où la publication dans le Monde et dans Libé. A 
ce point de ma réflexion, j'ai bien sûr hésité à rédiger cette 
chronique. Mais, si parler du foulard fait de la pub aux islamistes, 
on voit mal comment on pourrait s'opposer à un message sans le 
critiquer publiquement. Pour ma part, je suis résolument décidée à 
boycotter la marque Leclerc, et je m'y tiendrais. Comme je m'épargne 
la fréquentation trop assidue des madrasas, toujours un peu 
démoralisante. 
Il était dit pourtant que ma semaine ne se terminerait pas sur cette 
note enjouée. Une autre pub en effet est venue m'exciter la bile, et 
de propos délibéré. Il s'agit d'une campagne pour une chaîne de télé 
par satellite, parue dans divers journaux et magazines, dont le 
magazine Elle. On y voit une rouquine androgyne attendrir un morceau 
de barbaque à coup d'ongles peints, sous le slogan suivant : "Une 
féministe déclare : maintenant, je sais que ma place est dans la 
cuisine." Cette pub au forts relents de boucherine chevaline est 
destinée à vanter les mérites de la chaîne du "lifestyle". Je ne sais 
pas de quelle life elle parle, en tout cas pas de la mienne. Mais 
quand le Veau d'Or s'en paye une tranche sur ma couenne, mon sang ne 
fait qu'un tour. Je sais bien qu'il ne faut pas réagir à la 
provocation, seulement… on ne peut pas s'insurger contre les 
élucubrations d'un imam qui nous explique comment battre une femme, 
les déclarations sexistes de Benoît XVI sur la nécessaire soumission 
des femmes, et se laisser insulter à longueur de pub pour faire 
vendre des choses dont personne n'a besoin. Dans ce registre infâmant 
et diffamatoire, on pourrait presque demander des dommages et 
intérêts. Pour vous en convaincre, imaginez donc cette publicité avec 
un autre vocable que "féministe". Par exemple : "Un homosexuel 
déclare : maintenant, je sais que ma place est dans le placard." Ou 
encore : "Un immigré déclare : maintenant, je sais que ma place est 
dans mon pays." Et enfin : "Un communiste déclare : maintenant, je 
sais que la lutte, c'est le pouvoir d'achat". Mais je m'égare. A 
force de regarder les pubs, c'est vrai, on y perd un peu son latin 
(de cuisine). En tout cas, j'engage vivement les féministes à 
réclamer des dommages et intérêts à l'annonceur de cette pub 
lamentable : un petit dizième de leur budget publicitaire aiderait 
bien nos associations toujours à cours de pépètes !

Elise Thiébaut  


COMBAT SOCIAL
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LE TOUS ENSEMBLE...PAS UN REVE : UNE NECESSITE
 
Les rassemblements sans lendemains, les « lâcher » de ballons, 
l'éternelle pétition ne sont que des actions caution qui bien souvent 
démobilisent....
Aujourd'hui, c'est un « tous ensemble » puissant qu'il faut 
construire.
 
 La journée d'action organisée  le mercredi 7 septembre par le SNES 
FSU dans une cinquantaine de villes, bien souvent avec la 
participation d'autres syndicats comme le SNUipp ou le SNEP n'a pas 
rassemblé des foules...
Cette désaffection était prévisible. De nombreux personnels de 
l'éducation nationale, syndiqués ou non syndiqués ont exprimé l'an 
dernier et expriment aujourd'hui un rejet de toutes les actions, 
alibi, sans lendemain.
Pour beaucoup, il faut dès maintenant préparer dans l'unité une 
action nationale, forte...
Les avis divergent sur la forme que peut prendre cette initiative 
centralisée : grève nationale d'avertissement, coup de semonce avant 
une grève reconductible ou une grande manifestation nationale 
regroupant parents, familles, enseignants et lycéens...
L'important ne réside pas dans la forme précise que prend cette 
initiative nécessaire et indispensable, il faut qu'elle s'inscrive 
dans une double démarche : la réalisation de l'unité la plus large 
englobant le maximum d'organisations et la volonté affichée de 
poursuivre jusqu'à satisfaction.
 
Certaines organisations syndicales renâclent devant une mobilisation 
sur le seul terrain de l'école en attendant un élargissement à 
l'ensemble des fédérations et confédérations sur les questions liées 
au refus de la politique anti ouvrière et de liquidation des acquis 
par ce gouvernement.
 
C'est un vieux débat qui resurgit épisodiquement...
Les deux mouvements ne s'opposent pas mais se complètent et peuvent 
s'enchaîner, créant une dynamique sociale et politique intéressante.
 
Sur le terrain de l'école, contre cette rentrée de pénurie et 
d'austérité, contre la suppression à terme des subventions versées au 
mouvement d'éducation populaire, pour la création de postes, il est 
possible et souhaitable que se constitue un large front unitaire 
regroupant les fédérations syndicales de l'éducation nationale, la 
FCPE et des grandes associations familiales...
 
Le tous ensemble n'est pas un rêve mais une nécessité dans la période.
 
Jean-François CHALOT


DROITE COMMUNAUTARISTE
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A/ UN MINISTRE DE LA REPUBLIQUE JUSTIFIE LA POLYGAMIE EN FRANCE !

A l'attention de 

Monsieur Azouz Begag, Ministre délégué à la promotion de l'égalité 
des chances

Monsieur le Ministre, 

Vous avez été reçu ce matin par Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1 
pour présenter vos mesures pour un logement social décent, suite aux 
catastrophes dont ont été victimes nombre de nos concitoyens.

Or, en vous écoutant, je n'ai pu que me rendre compte une fois de 
plus de la superficialité de votre jugement, qui s'accompagne 
logiquement par des mesures en décalage avec la réalité.

La loi SRU
Vous souhaitez voir appliquer la loi SRU, qui garantirait plus de 
logements sociaux dans nos communes, mais votre seul argument est 
d'augmenter la pénalité qui passerait de 150 à 1000 Euros. Je passe 
ici sur votre hésitation sur la somme de 1000 Euros qui signifie 
clairement que vous n'avez pas travaillé votre dossier. Mais en tant 
que sociologue avant d'être ministre, vous n'êtes pas sans savoir que 
d'autres lois visant l'égalité des chances n'ont jamais été 
respectées, et ce, quel que soit le montant des pénalités. 
La première concerne les handicapés, pour qui les entreprises de 
taille moyenne préfèrent payer l'amende au lieu de respecter le quota 
légal. 
La seconde concerne les partis politiques, obligés de faire figurer 
sur leurs listes électorales 50% de femmes, à défaut de quoi, une 
pénalité est exigée. Vous êtes d'ailleurs directement concerné par 
cette loi sur la parité, puisque l'UMP, comme les autres grands 
partis ont depuis, préféré débourser l'amende au lieu de faire 
confiance à la femme.

BAD : Brigades anti-discriminations
Votre idée de Brigade anti-discriminations est dangereuse. Alors que 
les forces de police ont plus que jamais besoin d'un soutien national 
afin de rétablir le respect qui leur est dû, votre proposition tend à 
créer une scission au sein de celles-ci. La BAD serait une force de 
police saine, et à contrario, la police classique serait raciste, 
xénophobe, et discriminante.  

La polygamie et la République
Ce qui a été le plus choquant dans vos propos est votre intervention 
concernant la polygamie. Vous dites à propos des maliens 
polygames : « Pour ceux qui sont là depuis 20 ans ou 30 ans, on peut 
trouver des arrangements avec la République ». Sauf le respect que je 
vous dois, permettez-moi de vous renvoyer à la législation française 
qui interdit clairement la polygamie. Or, par vos mots, vous 
justifiez une tradition qui porte atteinte à la constitution que vous 
êtes en devoir de défendre. Vos dangereux propos, utilisés à bon 
escient justifieront toutes les autres dérives telles que l'excision, 
l'infibulation, et en fin de compte … le djihad.       

Une égalité des chances inégalitaire
Globalement, et ce n'est pas la première fois, il est évident que 
vous confondez égalité des chances et préférence communautaire. Vos 
discours sont teintés d'un soutien exclusif aux maghrébins et aux 
noirs, ce qui est à priori louable, mais non justifié dans les faits. 
En effet, rien qu'en additionnant le nombre de femmes, de handicapés 
et de personnes âgées, nous nous rendons compte que vos propositions 
sont démagogiques et ne sont le fruit d'aucune observation objective, 
qui aurait pour objet le bien de la communauté nationale. Au 
contraire, ces dispositions ne pourront que diviser et éloigner 
encore les gouvernants des gouvernés. 

En restant à votre disposition pour de plus amples informations, je 
vous prie d'agréer Monsieur le Ministre, ma très haute considération.
Strasbourg, le 7 septembre,

Kebir Jbil, président du Mouvement des Maghrébins Laïques de France

B/ LA PHRASE QUI TRAHIT LES METHODES DE SARKOZY 

Dans un article de Libération signé Catherine COROLLER, daté du 8 
septembre 2005 et intitulé Le Conseil du culte musulman s'ensable 
dans ses courants, un responsable musulman, censé faire partie de la 
future fondation pour l'islam de France mise en pace par Villepin, 
déclare : « Sans injonction, on n'y arrivera jamais. Sarkozy était le 
seul à avoir vraiment compris comment fonctionner avec nous, il nous 
réunissait autour d'une table, jouait le copain, menaçait en 
rappelant qu'il avait des dossiers sur tel ou tel d'entre nous. 
Résultat : en deux jours, c'était fait. » 

Ainsi, un musulman en contact régulier avec nos dirigeants politiques 
reconnaît que les choses ont avancé en ce qui concerne la mise en 
place du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) grâce aux menaces 
justifiées d'un ministre de l'Intérieur ayant des dossiers 
compromettants sur les gens qu'il essayait de mettre aux commandes 
dans ce conseil ! 

Non seulement ce CFCM va à l'encontre de la loi de 1905 sur la 
Séparation des Églises et de l'État, mais en plus, de l'aveu même 
d'un musulman ayant assisté aux débats lors de sa création, le 
ministre antilaïque Sarkozy a négocié avec des gens peu 
fréquentables. 

Quand on dit que Nicolas Sarkozy est un homme dangereux pour la 
République, on est encore loin du compte ! 

Stéphane ARLEN

www.fairelejour.org


    
DERNIER RESPUBLICA
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Des lecteurs nous ont fait part de leur émotion, en ayant lu le 
dernier Respublica (378). Le site que nous avions cité, concernant 
l'origine de l'article (par ailleurs excellent) de Michael Moore et 
sa traduction en français, s'est avéré être un site islamiste réputé 
pour ses propos antisémites. Nous n'avons d'ailleurs pas été les 
seuls à tomber dans ce piège, ce qui ne nous console pas pour autant. 
Comme dirait le « Canard Enchaîné », pan sur le bec, et cela ne 
pourra qu'appeler de la part de la rédaction, qui n'est constituée 
que de bénévoles, une vigilance renforcée pour éviter ce type de 
désagrément à nos lecteurs avertis.

 
AGENDA
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.
Du VENDREDI 9  au DIMANCHE 11 SEPTEMBRE
Fête de l'Humanité, Parc départemental de La Courneuve
http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-09-04/2003-09-04-378159

SAMEDI 10 et DIMANCHE 11 SEPTEMBRE
Université d'été de Cap 21 à Pezenas (Hérault)
Intervention de Nicolas Pomies, secrétaire national de l'Ufal
http://www.cap21.net/infos.php?page=programme_ue_05.txt


MARDI 20 SEPTEMBRE
à Paris : Les tables rondes de l'UFAL sur le thème LaÏcité et droits 
des femmes, avec Mimouna Hadjam 
d'Africa 93 et Sihem Habchi vice-présidente de Ni Putes Ni Soumises.
au café le Progrès angle situé 1 rue de Bretagne (angle rue de 
Bretagne et de la rue Vieille du Temple) Paris 3ème métro Filles du 
Calvaire (près du cirque d'hiver) 

SAMEDI 25 SEPTEMBRE
Forum social libertaire, Salon du livre anarchiste
Merlieux dans l'Aisne (02) 
à 14 heures. 
Femmes, laïcité et religions. avec Pierre Cassen (Ufal), Mimouna 
Hadjam (Africa) et Hélène Hernandez (Fédération anarchiste). 

VENDREDI 30 SEPTEMBRE
à la Librairie Violette & Co
102 rue de Charonne, 75011 Paris
Rencontre avec ANNE ZELINSKY-TRISTAN pour la présentation de son 
livre 
Histoire de vivre. Mémoires d'une féministe (Calmann-Lévy)

30 SEPTEMBRE/ 1er & 2 OCTOBRE
à DOURDAN, Université du Mouvement Ni putes ni Soumises
Samedi 1er Octobre
9h00/12h00: Ateliers de formation (workshop)
1. Violences faites aux femmes: les outils de prévention
Latifa Drif : Conseillère au MFPF (planning familial) à 
Montpellier (Hérault)
Pierre Foldès : médecin urologue, spécialiste en chirurgie 
réparatrice du clitoris pour les femmes victimes de mutilations 
génitales
Luc Frémiot : procureur à la Cour d'Appel de Douai
Isabelle Gilette-Faye : Sociologue et directrice du GAMS (Groupe pour 
l'abolition des Mutilations Sexuelles)
2. Education et formation : enjeux pour la jeunesse
Rachida Ziouche : Femmes Solidaires
Blandine Barucq : Educatrice spécialisée
Les « Sharaf heros » : collectif suédois qui lutte contre les crimes 
d'honneurs
Boris Seguin : président de l'association Les Engraineurs
Un représentant du CRAP- cahiers pédagogiques
Un responsable de l'association OZEP
3. Mise en réseau : les outils de solidarité et de combat
Comités locaux & Comités internationaux
Ingrid Bellander-Todino : Coordinatrice du programme Daphné
Lydie Cerniglia : Responsable de Solidarité Femmes Grenoble-Isère
Colette de Troy : « Le Lobby Européen des Femmes »
12h30/13h45 : Déjeuner des parrains
14h00/17h00 : Débat N°3 : Intégration, lutte contre les 
discriminations et les obscurantismes, communautarisme, nouveau 
combat féministe, égalité des chances. : quel projet ?
Kofi Annan : Secrétaire général des Nations Unies
Nawal Saadaoui: Figure historique de la défense des droits des femmes 
en Egypte
Benjamin Stora : Historien du Maghreb
Olivier Rousselle : directeur général du FASILD : Fond d'Action et de 
soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations
Caroline Fourest : rédactrice en chef de la revue Prochoix
Irshad Manji : Ecrivain d'origine indienne, Musulmane mais libre
Pierre de Maret : Recteur à l'Université Libre de Bruxelles
Clarke Jocelyne : secrétaire générale de l'UFAL
Gemma Lienas Massot: Ecrivain et féministe espagnole, Rebels : ni 
putes ni soumises
 
VENDREDI 7 OCTOBRE 2005
à Achères à 19.30
(Salle Bussières - 68, rue Georges Bourgoin)
 Qu'est-ce qu'être laïque au 21ème siècle ? 
 Accueil par Thierry ROBIN, Vice-Président du PRG 78 et correspondant 
local du PRG à Achères
Introduction par Eddie AIT, Président du PRG 78, Conseiller Régional 
d'Ile-de-France
 Avec la participation notamment de 
Philippe PASCAL, Secrétaire Générale de la Ligue de l'Enseignement 
des Yvelines 
Pierre CASSEN, Secrétaire National de l'Union des Familles Laïques, 
Porte Parole de l'UFAL 78
Brigitte BRE-BAYLE, Présidente de la Coordination nationale Féministe 
et Laïque, 
Sam AYACHE, Président de la Libre pensée des Yvelines 
 
Informations : Fédération des Yvelines du PRG 
contact at prg78.org - 06 88 64 25 38

SAMEDI 15 OCTOBRE
Organisé par l'Ufal de Carrières-sous-Poissy
Conférence aux familles de l'Ufal
Quelle réalité pour l'école publique ?
Rémi ROZIERE, Président du Conseil local de la FCPE de Carrières-sous-
Poissy, 
Brigitte BRE-BAYLE, Professeur des Ecoles, Membre du Bureau National 
de l'UFAL,   
Pascal-Eric LALMY, Professeur d'Histoire et de Géographie en 
Collège,   
Eddie AIT, Conseiller Régional d'Ile-de-France, Administrateur des 
lycées Le Corbusier, Charles de Gaulle et Adrienne BOLLAND de Poissy.


JEUDI 20 OCTOBRE 
Brest, à 20 heures 30
Pour le droit à la critique des religions
Avec Bernard Teper, président de l'Ufal, et Jocelyn Bézecourt, site 
athéisme.
Organisé par l'Ufal 29 et la Libre Pensée du Finistère, dans le cadre 
du centenaire de la loi de 1905.

MARDI 25 OCTOBRE : 
Les Tables rondes de l'Ufal Paris
"Santé/ Sécu " avec Lucette Guibert rédactrice d'UFAL-Santé et membre 
de la Commission Santé d' ATTAC-France
au café le Progrès angle situé 1 rue de Bretagne (angle rue de 
Bretagne et de la rue Vieille du Temple) Paris 3ème métro Filles du 
Calvaire (près du cirque d'hiver)

SAMEDI 5 NOVEMBRE
Assises de la Gauche Républicaine
A Otis (77)
Organisée par la CNGR
Inscriptions : CNGR, 44, reu Coriolis, 75012, Paris
www.combatrepublicain.info

DU 12 NOVEMBRE AU 28 NOVEMBRE
Célébration du centenaire de la laïcité dans les Yvelines, organisée 
par l'Ufal et plusieurs municipalités.

SAMEDI 10 DECEMBRE 2005
à Nantes à partir de 14 heures, amphithéatre 9 de la faculté de 
médecine, colloque "vers un second siècle de laïcité" organisé par 
le "Comité 1905-2005".
Les intervenants seront Jean Guiffan (historien nantais), Jacques 
Lemieux (historien & ancien directeur d'écoles normales), Lucienne 
Gouguenheim (Nous Sommes Aussi l'Eglise), Kébir Jbil (Mouvement des 
Maghrébins Laïques de France), Jean Milon (universitaire & militant 
laïque), Jacques Floch (député de Loire-Atlantique), Jacques Guyard 
(ancien ministre) & Juan-Francisco Gonzalez Baron (association 
espagnole "Europa Laïca").
Pour plus de renseignement sur ce colloque, ainsi que pour découvrir 
les thèmes abordés lors de cette journée, consulter le www.comite1905-
2005.org


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